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Archive de la catégorie ‘La maladie et la Mort en islam’

LA CREATION D’UNE FEMME

Vendredi 28 décembre 2007

La femme fut créée d’une côte de l’homme, 

Pas de sa tête pour être au dessus de lui, 

Ni de ses pieds pour être piétinée, 

Mais d’une de ses côtes pour être son égale, 

Sous son bras pour être protégée 

Et près de son cœur pour être aimé.

La visite de condoléances

Dimanche 25 février 2007

Il est recommandé au musulman de rendre visite à ceux qui sont dans la peine, aussi bien lorsqu’ils sont malades que lorsqu’ils sont éprouvés par la perde d’une être qui leur était cher.

« Entraidez-vous dans l’accomplissement de bonnes œuvres et de la piété… »  Précisément, lorsque des parents, des voisins, des frères et sœurs en islam sont atteints par la perte d’un être cher, il faut les soulager et les consoler du mieux qu’il nous est possible.

Par exemple, l’islam suggère que ce soit précisément leurs amis, leurs voisins qui leurs préparent le repas, afin de les décharger des préoccupation matérielles dans ces moments douloureux. En effet, le Prophète a recommandé lorsque l’un des compagnons fut éprouvé : « Préparez un repas pour la famille de Ja،far, car ils ont d’autres préoccupations.  Non seulement il est recommandé de leur apporter une aide matérielle, une présence, mais encore faut-il leur dire des paroles de consolation, afin de les réconforter, en leur rappelant que la mort est une échéance inéluctable pour chacun de nous, selon le terme que Dieu à Lui-même fixé.

La visite à la famille du défunt incombe aussi bien aux hommes qu’aux femmes, quelques soit le défunt, homme ou femme. Ainsi, les femmes doivent également présenter leurs condoléances et se rendre auprès de ceux qui ont été éprouvés afin de leur apporter leur soutien et des paroles de consolation.

Il n’existe pas de formule rituelle particulièrement pour exprimer ses condoléances aux proches du défunt. On peut proposer, comme base, quelques versets du coran. En particulier, il est souhaitable de rappeler que : « Nous appartenons à Dieu et c’est vers Lui que nous devons faire retour ».  Si l’on sait quelque chose de bien au sujet des œuvres du défunt de son vivant, il est recommandé de le rappeler à ses proches afin qu’ils se réconfortent dans l’idée que celui-ci sera agrée par Dieu, si Dieu le veut.

On peut encore ajouter une formule telle que : Dieu t’accorde le réconfort, une magnifique rétribution et qu’il pardonne à celui qui a été rappelé.

« Je te présente mes condoléances 

Non par certitude de m’éterniser 

Mais tels sont les usages en religion : 

Car ni celui qui les reçoit, ni celui qui les présente 

Ne survivront au défunt, quand bien même 

Ils auraient encore un moment à vivre ». Il n’existe en islam aucune commémoration, ni date anniversaire pour les morts. Cependant, certaines coutumes existent consistant à se réunir le 7e ou le 40e jours après le décès, pour notamment réciter du coran, pleurer le défunt et le plus souvent faire un repas.

Le Prophète ne fit jamais rien de pareil pour aucun membre de sa famille, parmi ceux qui sont morts de son vivant, et cela n’eut pas lieu non plus lorsqu’il fut lui-même rappelé à Dieu.

Toutefois, il est permis de convier des gens et leur offrir un repas à titre d’aumône faite au nom de ses défunts. Cela résulte du hadith que nous avons déjà cité dans cet ouvrage au terme duquel on nous rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Celui qui désire faire une aumône, qu’il fasse au nom de ses 2 parents. Ils en auront la récompense et lui également, sans que cela ne diminue en rien la leur ».  Dieu est le plus Savant. J’implore le Seigneur de ne pas tenir rigueur de mes erreurs, de mes émissions et de mes insuffisances.

« Pardonne-nous Seigneur ! C’est toi que tout doit faire retour ». 

Durée du deuil

Dimanche 25 février 2007

Le deuil a une durée de 3 jours. Mais on peut encore présenter ses condoléances après ce délai en particulier si l’on a été empêché au moment du décès.

Pour l’épouse du défunt, il existe un délai d’attende spécifique (،idda) qui est identique à celui qui s’applique en matière de divorce. Ainsi, la veuve portera le deuil de son mari pendant 4 mois et 10 jours, sauf si elle est impubère ou ménopausée. Dans ce dernier cas, la période d’attente est réduire à 3 mois.

La raison de ces délais particuliers n’est pas que la veuve doive cultiver sa peine d’une manière exagérée ; le but consiste à permettre que s’écoule le délai de viduité afin de s’assurer ainsi qu’elle ne porte pas un enfant de son défunt mari, ou, le cas échéant, d’attendre qu’elle ait mis au monde l’enfant qu’elle portait lors du décès.

On remarque ici que, lorsque la veuve est enceinte de son défunt mari, le deuil pour elle cesse au moment de la naissance de son enfant. A ce propos, Um Salama, consultée sur ce sujet par Ibn ،Abbâs, a rapporté que : « Le mari de Sabay،a fut tué alors qu’elle était enceinte. Elle accoucha 40 jours après la mort de son mari. A ce moment, elle fut demandée en mariage et le Prophète la maria aussitôt ».  Durant cette période de deuil, il est recommandé que la veuve habite dans la maison de son défunt mari et ne sorte que par nécessité, pour aller travailler par exemple.

A l’expiration de la période de deuil, la veuve peut quitter le domicile conjugal. L’imam Mâlik précise, dans Al-Muwatta’, que la sœur de Abû Sa،id al Khudrî, lorsqu’elle devint veuve, interrogea le Prophète qui lui ordonna : « Reste chez toi jusqu’à l’expiration de la période de viduité »  Pendant cette période, la femme veuve doit éviter de porter des vêtements voyants, excentriques ou de couleurs vives, sans pour autant porter des vêtements de couleur noire, ce qui n’est pas, pour le musulman, une couleur de deuil.

Selon Um Salam, le Prophète a recommandé : « Celle dont le mari est mort ne doit pas porter de vêtement teints en jaune ou en rouge, ni de parure. Elle ne doit pas se teindre els cheveux ni s’enduire les yeux de khôl ».  Dans tous les autres cas, la période de deuil est de 3 jours, délai au terme duquel la vie doit reprendre, autant que possible, son cours normal. Les membres de la famille du défunt doivent donc renouer avec leurs activités habituelles.

Sur la visite des cimetières

Dimanche 25 février 2007

Visiter les défunts au cimetière est une recommandation du Prophète. Cela résulte des enseignements qui nous ont été transmis.

C’est ainsi qu’Abû Hurayra a rapporté que le Prophète a tenu ces propos : « Visitez les tombes car elles rappellent la mort ».  Cette recommandation vaut autant pour les hommes que pour les femmes. Nous verrons plus loin ce qui nous a été rapporté à ce sujet par ،Âïsha, bien qu’il semble que tous les Savants ne soient pas unanimes.

Lorsque l’on se rend au cimetière pour visiter les défunts, il est recommandé de leur adresser des salutations et d’invoquer Dieu en leur faveur, ainsi qu’il résulte des pratiques du Prophète.

Certains pourraient s’étonner de ces hadiths où l’on voit le Prophète s’adresser à ceux qui sont mort et dans leur tombe. Il semble en effet que les morts savent lorsque nous les visitons, qu’ils entendent nos paroles, mais qu’ils ne peuvent évidemment pas nous répondre.

Il n’est pas permis aux musulmans qui se rendent dans les cimetières de pleurer en se lamentant ou gémissant sur les tombes des défunts.

A ce propos, on rapporte qu’un jour le Prophète trouvera une femme qui le lamentait sur une tombe et lui dit : « Crains Dieu et montre-toi patiente ».  A propos de la visite des cimetières pour les femmes, quelques Savants la déconseillent. D’autres l’autorisent en se basant sur le fait que le Prophète avait autorisé ،Âïsha à visiter la tombe de son frère.

A ce sujet, elle a dit : « Le Prophète l’avait d’abord interdit, puis il l’a autorisé par la suite ».  Ceci étant, il est recommandé à la femme musulmane, lorsqu’elle se rend au cimetière de s’y conduire avec modération et modestie : ni cri, ni lamentation, ni toilette voyantes !

Enfin, il est interdit tant à la femme qu’à l’homme de s’adresser aux défunts pour leur faire des demandes en faveur des vivants ! Les morts n’ont aucun pouvoir auprès de Dieu en faveur de qui que ce soit et leur adresser des demandes est une forme d’hérésie.

Enfin, il est permis aux musulmans de visiter les tombes des non-musulmans. En effet, le Prophète se rendit un jour dur la tombe de sa mère pour la visiter et ses larmes coulèrent. Il dit : « J’ai demandé l’autorisation à Dieu pour qu’il lui pardonne, mais il a refusé ma demande. J’ai demandé l’autorisation de visiter sa tombe et il me l’a accordée. Visitez donc els tombes car elle vous rappellent la mort ».  On nous rapporte encore que le Prophète a recommandé que les cimetières soient tenus propres. Aussi, lorsque les musulmans visitent les tombes de leurs proches, il est de leur devoir de veiller à la bonne tenue de ces lieux où reposent ceux qui leur sont chers et où ils reposeront à leur tout.

En ce qui concerne les funérailles des non-musulmans

Dimanche 25 février 2007

Nombre de musulmans, dont les familles ne sont pas musulmanes, se posent la question de savoir ce qu’il convient de faire lors du décès d’un membre de leur famille.

Ce sont ces circonstances au cours desquelles les musulmans ont l’occasion, par leur comportements respectueux et résignés,  par leurs bonnes paroles, d’apporter une consolation, un réconfort et même un exemple à ceux de leurs proches qui subissent une épreuves difficile, d’autant plus qu’ils n’ont pas forcément la même approche de la mort que les musulmans.

L’islam incite les musulmans à avoir les meilleurs comportement à l’égard des membres de leur famille, en les respectant et en les soutenant, qu’ils soient ou non musulman, sauf si ceux-ci leurs commandent de désobéir à Dieu.

Il est donc parfaitement évident que le devoir du musulman et de la musulmane est d’assister leurs proches lors de leurs épreuves, de les soutenir dans leurs moments douloureux et de leur apporter une consolation. C’est d’ailleurs une opportunité de leur faire connaître et respecter l’islam en leur permettant de le découvrir sous un angle qui ne leur est pas habituel. Dans certains cas, cela peut-être en outre une occasion de rapprochement dans les familles entre musulmans et non-musulmans.

On sait qu’Asmâ a rapporté que sa propre mère, demeurée polythéiste, était venue pour la visiter et qu’avant de la laisser entrer et d’accepter ses cadeaux elle demanda au Prophète si elle pouvait la recevoir. L’Envoyé de Dieu lui a dit : « Oui, reçois ta mère ! » 

A propos de l’incinération

Dimanche 25 février 2007

L’islam ne reconnaît pas l’incinération. Le musulman doit être lavé, enveloppé de son linceul et mis en terre, ainsi qu’il vient d’être dit, même si son corps n’est pas entier.

Comblement de la tombe

Dimanche 25 février 2007

Après avoir procédé à l’inhumation du défunt et avoir combler la fosse en la remplissant de terre que l’on aura bien tassée, il est recommandé d’aplanir le sol.

Il est interdit de construire un monument funéraire au-dessus de la tombe d’un musulman. On peut cependant y déposer une pierre permettant de situer et de la reconnaître.

On doit veiller à ne faire aucune construction d’aucune sorte sur les tombes (ni mausolée, ni stèle, ni mosquée), et l’on ne doit pas les utiliser comme lieu de culte. On ne doit pas non plus marcher sur les tombes, n’y s’y attarder pour bavarder des futilités de ce monde. La règle est de laisser les défunts reposer en paix.

Après la mise en terre

Dimanche 25 février 2007

Lorsqu’il a été procédé à l’inhumation du défunt, il est bien de rester encore un moment auprès de sa tombe. Il est alors recommandé d’adresser à nouveau des invocations en sa faveur et demander à Dieu de lui faire miséricorde. On peut aussi lire du coran.

Toutefois, on ne doit pas utiliser les services d’un « lecteur professionnel » contre une rémunération pour sa récitation. Cette lecture ne peut être que bénévole car c’est Dieu qui la rétribuera.

Il nous a été rapporté que le Prophète agissait ainsi en se tenant auprès de la tombe : « Demandez pardon pour votre frère et demandez à Dieu de l’affermir car en ce moment même on l’interroge ».  Précisons encore que, lorsque le défunt est déposé dans sa tombe, il reste dans une situation intermédiaire en attendant le Jour du Jugement, sans avoir cependant la moindre notion du temps écoulé entre sa mort et ce Jour. Ce n’est lorsque sera venue la fin des temps que tous les défunts seront ressuscités  pour être jugés. C’est alors qu’ils seront introduits au Paradis ou en Enfer, selon leurs œuvres ici-bas.

L’ensevelissement du défunt

Dimanche 25 février 2007

Lors de la mise en terre, le défunt est descendu dans la tombe, enveloppé de son linceul, et déposé à même le sol.

Un ou plusieurs hommes descendent dans la fosse préparée comme il a été dit ci-dessus, afin d’y déposer la dépouille et de l’y installer ; le corps doit être déposé couché sur le côté droit, le visage tourné en direction de la Mecque.

Une fois le corps du défunt déposé dans la partie étroite qui ressemble à une niche, on défait les liens qui enserrent le linceul à la tête et aux pieds, mais sans ouvrir le linceul.

On recouvre alors cette niche, soit avec une ou plusieurs dalles de pierres, soit avec des roseaux posés en travers pour refermer cet espace, de telle sorte que, lorsque l’on remet de la terre dans la tombe, celle-ci ne touche pas directement le linceul.

Cependant, dans certains pays non-musulmans, la réglementation exige que le corps soit déposé dans un cercueil et non pas enterré à même la terre. On notera que, dans ces conditions, les cercueils sont fabriqués de la façon la plus ordinaire, avec des planches de bois blanc, sans dorures ni moulures, et qu’on n’habille pas l’intérieur de coussins.

Le corps du défunt est alors déposé à plat dans le cercueil, mais, dans la mesure du possible, on tourne son visage vers le côté droit, de telle sorte que son regard est orienté vers la Mecque.

Après que le corps ait été déposé, soit à même la niche ou dans le cercueil, chacune des personnes présentes jettera quelques poignées de terre dans la fosse.

Puis, la tombe sera comblée de terre et le sol sera aplani sur le dessus. On prendra soin de tasser un cette terre pour éviter qu’avec le temps, celle-ci ne s’affaisse trop et que l’eau n’y s’infiltre.

Préparation de la tombe :

Dimanche 25 février 2007

La tombe peut être creusée selon 2 formules, connues sous la dénomination de : Lahd ou Darîh. Cela résulte entre la Mecque et Médine une légère différence dans la manière de creuser les tombes inhérentes à la nature du sol semble-t-il. Nous présentons ci-après un plan de coupe afin d’éclairer notre propos.

L’intérieur de la tombe ne doit pas être consolidé avec de la chaux ; on ne doit pas non plus construire un caveau en dur à l’intérieur. En effet, Jabbir a rapporté que l’Envoyé de Dieu a interdit de consolider la tombe avec la chaux, de s’asseoir sur la tombe et encore d’édifier une construction au-dessus, tel un monument ou une stèle.

Préparation de la tombe

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