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CONCLUSION

Dimanche 25 novembre 2007

O lecteur ! Considère la miséricorde de Dieu et regarde l’existence réelle du Coran, de l’Islam et du vendredi, et comment ils se personnifient. Si dans le monde terrestre, ils ne se personnifient pas c’est parce qu’ils appartiennent au Monde supérieur. Ainsi, le Coran est un être du monde du Jabarout, quant à l’Islam, au jeûne, à la prière et à la patience, ils sont des êtres du monde du Malakout.

 

Quant ont sait cela, on ne retient pas l’argument de celui qui soutient que les âmes s’annihilent au moment de la mort en s’appuyant sur la parole du Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – faite le jour de la bataille du fossé : « O notre Dieu ! Seigneur des corps qui se gâtent et des esprits qui s’annihilent », et sur cette autre parole que le Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – a adressé à un homme qui visitait les habitants des tombeaux : « Les morts savent parfaitement quand les vivants viennent les visiter ». En effet, tout cela a besoin pour être compris des lumières de la science. Ici, nous nous sommes contentés d’être brefs afin de rester dans la voie de la Sounna. Il ne faut pas non plus se tourner vers les innovateurs blâmables que les démons de nature humaine ou satanique s’ingénient à coller à la Loi religieuse.

 

Nous implorons Dieu de nous préserver de l’erreur, de nous accorder la réussite par Sa Faveur et Sa Générosité. Dieu nous suffit. Il est Le Meilleur des protecteurs. Que la Grâce et la Paix soient sur notre Maître Mohammad, sa famille et ses Compagnons.

LES INTERCESSIONS AU JOUR DE LA RESURRECTION

Dimanche 25 novembre 2007

D’après les indications d’un hadith authentique, la première décision de dieu – qu’Il soit exalté – en matière de jugement porte sur les crimes de sang, et les premiers hommes à être rétribués par Dieu sont ceux qui ont perdu la vue. En effet, au jour de la Résurrection on appelle les aveugles et on leur dit : « Vous en êtes les plus dignes », c’est-à-dire vous êtres ceux qui méritent le plus qu’on les regarde. Ensuite, par délicatesse à leur égard, Dieu leur dit : « Passez du côté de la droite ». On leur confectionne alors un étendard blanc et on le met dans la main de Shou’ayb – que la Paix soit sur lui – qui sera leur chef (Imam). A leur côté se sont placés les Anges de lumière dont Dieu seul peut compter le nombre. Ils les escortent en pompe comme on escorte une nouvelle mariée. On les fait passer sur al-Sirat avec la rapidité de l’éclair. En matière de vertu, de patience et de magnanimité, chacun d’eux en a autant qu’Ibn Abbas ainsi que ceux qui ont atteint son degré dans cette Communauté (musulmane) ?

 

Ensuite, l’Appel retentit : « Où sont ceux qui ont été éprouvés ? », c’est-à-dire les lépreux et les infirmes. On les amène, et Dieu leur adresse un salut extrêmement agréable. Puis on ordonne de les placer du côté de la droite et on leur choisit un étendard vert qu’on met dans la main du Prophète Job (Ayyub) – que la Paix soit sur lui – qui devient alors leur chef et se place avec eux du côté de la droite. Or la vertu caractéristique de celui qui est éprouvé, c’est aussi la patience et la magnanimité, à l’instar de ‘Aqil Ibn Abou Talib et de ceux qui ont atteint son degré dans cette Communauté.

 

Ensuite l’Appel retentit : « Où sont les jeunes chastes ? » On les amène auprès de Dieu qui leur réserve un accueil chaleureux et leur dit ce qui Lui plaira de dire. Puis on ordonne de les placer du côté de la droite et on choisit pour eux un étendard rouge qu’on met dans la main de Joseph – que la Paix soit sur lui – qui devient leur chef et se place avec eux du côté de la droite. Or, la vertu caractéristique des jeunes chastes, c’est également la patience et la magnanimité, à l’instar de Rachid Ibn Solayman et de ceux qui ont atteint son degré dans cette Communauté.

 

Ensuite l’Appel retentit : « Où sont ceux qui s’aiment en Dieu ? » On les amène auprès de Dieu qui leur réserve un accueil chaleureux et leur dit de ce qui Lui plaira de dire. Puis on ordonne de les placer du côté de la droite et on choisit pour eux un étendard jaune qu’on met dans la main de Aaron (Haroun) – que la Paix soit sur lui – qui devient leur chef. Or la vertu caractéristique de ceux qui s’aiment en Dieu c’est encore la patience et la magnanimité ; ils ne s’irritent point et ne font jamais de mal quelque soit les circonstances de leur vie terrestre, comme Abou Tourab c’est-à-dire Ali Ibn Abou Talib – que Dieu soit satisfait de lui – et ceux qui ont atteint son degré dans cette Communauté.

 

Ensuite l’Appel retentit : « Où sont ceux qui ont pleuré par crainte révérencielle de Dieu ? » On les amène auprès de Dieu et on pèse leurs larmes par rapport au sang des martyrs et à l’encre des savants, et ce sont les larmes qui l’emportent. Puis on ordonne de les placer du côté de la droite et on choisit pour eux un étendard aux couleurs multiples parce qu’ils ont pleuré pour de multiples raisons : les uns par crainte, d’autres par espérance, d’autres encore par respect. Puis on met ce drapeau dans la main de Noé – que la Paix soit sur lui.


Mais les savants tentent à ce moment-là d’avancer en disant : « C’est notre science sui les a fait pleurer ». Alors l’Appel retenti : « Doucement ! O Noé ! », Et son groupe s’immobilise. Ensuite on pèse l’encre des savants par rapport au sang des martyrs. Comme les seconds l’emportent sur les premiers on ordonne de placer les martyrs du côté de la droite et on choisit pour eux un étendard jaune qu’on met dans la main de Jean (Yahya) qui marche à leur tête. Mais les savants tentent une nouvelle fois d’avancer en disant : « C’est grâce à notre science qu’ils ont combattu. Aussi, nous méritons plus qu’eux d’avoir la préséance ». Dieu – qu’Il doit exalté et magnifié la préséance sourit et leur dit : « Vous êtes auprès de Moi comme Mes Prophètes. Intercédez pour qui vous voudrez ». Chaque savant intercède alors en faveur des membres de sa famille, de ses voisins et de ses frères, et ordonne à un Ange d’annoncer aux gens : « Dieu a enjoint au savant, un tel, d’intercéder en faveur de quiconque lui a rendu un service, ou lui a donné une bouchée à manger quand il avait faim, ou une gorgée d’eau quand il avait soif ». Tous ceux qui lui ont rendu un tel service s’adressent à lui, et il intercède en leur faveur. En effet, il est dit dans le hadith authentique suivant : « Les premiers qui intercède sont les envoyés, puis les prophètes, puis les savants ». Ensuite on choisit pour eux (les savants) un étendard blanc qu’on met dans la main d’Ibrahim – que la Paix soit sur lui, car de tous les envoyés, il est celui qui a reçu le plus de dévoilement. Mais évitons cependant de développer ce thème.

 

Ensuite, l’Appel retentit : « Où sont les pauvres ? » On les amène auprès de Dieu qui leur dit : « Bienvenue à ceux dont le monde terrestre a été leur prison ». Puis on ordonne de les placer du côté de la droite, on choisit pour eux un étendard jaune qu’on met dans la main de Jésus – que la Paix soit sur lui – qui devient leur chef et passe avec eux du côté de la droite.

 

Ensuite, l’Appel retentit : « Où sont les riches ? » On les amène auprès de Dieu qui leur énumère pendant cinq cents ans les faveurs qu’Il leur avait prodiguées. Puis on ordonne de les placer du côté de la droite, et on choisit pour eux un étendard aux couleurs multiples qu’on met dans la main de Salomon (Soulayman) – que la Paix soit sur lui – qui devient leur chef et passe avec eux du côté de la droite.

 

Il est, d’ailleurs, rapporté dans le Hadith suivant : Il y a quatre catégories d’hommes contre lesquels on invoque le témoignage de quatre autres : on appelle les riches et tous ceux qui avaient bénéficié des joies du bien-être, et on leur demande : « Qu’est-ce qui vous a détournés de l’adoration de Dieu ? » Ils répondent : « Dieu nous a accordé un pouvoir matériel et une réjouissance qui nous ont détournés de nous acquitter de notre devoir à Son égard ». On leur dit alors : « Qui a le plus grand pouvoir, est-ce-vous ou Salomon ? » Ils répondent : « Assurément, c’est Salomon ». Dieu leur dit alors : « Cela ne l’a pas pour autant détourné de l’obligation de s’acquitter de son devoir envers Moi ».

 

Puis on appelle : « Où sont les éprouvés ? » On les amène et on leur demande : « Qu’est-ce qui vous a détournés de l’adoration de Dieu ? » Ils répondent : « Dieu nous a éprouvés dans la vie terrestre et nous a détournés de Le mentionner et de nous acquitter de notre devoir à Son égard ». On leur dit : « Qui est-ce qui a été le plus fortement éprouvé, vous ou bien Job ? » Ils répondent : « Assurément, c’est Job ». On leur dit alors : « Cela ne l’a pas détourné de l’obligation de s’acquitter de son devoir à l’égard de Dieu ».

 

Puis on appelle : « Où sont les jeunes et les esclaves ? » On les amène et on leur demande : « Qu’est-ce qui vous a détournés de l’adoration de Dieu ? » Ils répondent : « Dieu nous a donné dans le monde terrestre une beauté et une splendeur qui ont été une tentation pour nous de sorte que nous avons été détournés de l’obligation de nous acquitter de notre devoir envers lui ». Les esclaves disent en plus : « Les liens de la servitude nous en ont détournés ». A tous on leur dit : « Lequel est le plus beau ; vous ou bien Joseph ? » Ils répondent : « Assurément, c’est Joseph ». On leur dit alors : « Quoiqu’il fût pris dans les liens de la servitude, cela ne l’a pas détourné de l’obligation de s’acquitter de son devoir à l’égard de Dieu ».

 

Puis on appelle : « Où sont les pauvres ? » On les amène et on leur demande : « Qu’est-ce qui vous a détournés de vous acquitter de votre devoir envers Dieu ? » Ils répondent : « Nous fûmes éprouvés par la pauvreté qui nous a détournés de l’obligation de nous acquitter de notre devoir envers Dieu ».


On  leur dit : « Qui est-ce qui a été le plus pauvre, vous ou Jésus ? » Ils répondent : « assurément, c’est Jésus ». Dieu leur dit alors : « Cela ne l’a pas empêché de Nous mentionner ».

 

Aussi, tous ceux qui ont été soumis à l’une de ces quatre sortes d’épreuves doivent se rappeler de leur modèle à ce sujet. De même, il importe de souligner que l’Envoyé de Dieu – que Dieu lu accorde Grâce et Paix – disait en faisant ses invocations : « O notre Dieu ! Je cherche refuge auprès de Toi contre les tentations de la richesse et de la pauvreté ». En plus, attachez-vous, ô lecteurs, au modèle du Messie, car il s’est avéré qu’il ne possédait rien des  biens matériels durant sa vie terrestre. Pendant vingt ans, il n’avait porté qu’une simple tunique de laine. Pour tout bagage il ne possédait pendant ses pérégrinations qu’une cruche, un chapelet et un peigne. En voyant un jour un homme qui buvait dans le creux de la main, il jeta aussitôt sa cruche et ne s’en servit plus jamais. Un autre jour, passant près d’un homme qui peignait sa barbe en se servant de ses doigts, il jeta aussitôt son peigne et ne s’en servit plus jamais. En plus il disait – que la Paix soit sur lui : « Ma monture ce sont mes pieds, mes abris ce sont les cavernes de la terre, ma nourriture ce sont ses plantes et mon breuvages c’est l’eau de ses fleuves ».

 

Il est également dit dans des Feuillets révélés : « O fils d’Adam ! Tu peux commettre soit une bonne œuvre soit une mauvaise œuvre, mais prend garde à deux actes graves : le meurtre prémédité et l’homicide involontaire quand on dédaigne l’expier et le réparer ».

 

Quant aux grands péchés, on ne peut espérer l’intercession pour leurs auteurs qu’après qu’ils se soient purifiés. En effet, le plus favorisé d’entre eux sort de l’Enfer qu’après un séjour de mille ans durant lesquels il sera tout consommé. C’est pourquoi Hassan al-Bassari – que Dieu ait son âme – disait dans ses prêches à ce sujet : « Plût au ciel que je fusse cet homme-là », car il était sans doute un savant très averti des dispositions de la vie future.

 

Au jour de la Résurrection, on amène aussi un homme qui n’arrive pas à trouver une seule bonne action supplémentaire pour équilibrer ou faire pencher la Balance en faveur de ses bonnes œuvres. Par miséricorde pour lui, Dieu – qu’Il soit exalté – lui dit : « Va au milieu des hommes et cherche quelqu’un qui te donne une bonne action grâce à laquelle Je te ferai entrer au Paradis ». Il s’en va donc et se met en quête de la rechercher parmi les hommes. Mais il ne trouve personne pour lui parler à ce sujet, car chaque fois qu’il en parle à un homme et lui adresse une demande en ce sens, la réponse est toujours la même : « Je crains que ma balance ne soit déjà trop légère, j’ai besoin plus que toi de cette bonne action ». Il est donc sur le point de désespérer et de renoncer, quand un homme lui dit : « Que cherches-tu ? » Il répond : « Une seule bonne action ; j’ai déjà passé au milieu de gens qui en possèdent des milliers, mais qui sont trop avares pour m’en céder une seule ». L’autre homme lui dit alors : J’ai déjà comparu devant Dieu – qu’Il soit exalté – mais je n’ai trouvé dans mon livre de compte d’une seule bonne action. D’ailleurs, je ne pense pas qu’elle puisse m’être de grande utilité. Aussi, prends-la comme cadeau de ma part. L’homme prend cette bonne action et s’en va rempli de joie et d’allégresse. Dieu, bien qu’Il le sache parfaitement, – qu’Il soit exalté – lui dit : « Comment cela t’est-il arrivé ? » L’homme raconte ce qui s’est passé avec son interlocuteur. Puis on appelle ce dernier qui lui a donné cette bonne action, et Dieu – qu’Il soit exalté – lui dit : « Ma générosité dépasse encore la tienne. Prends ton frère par la main et allez tous deux au Paradis ».

 

Au sujet d’un autre homme dont les deux plateaux de la Balance restent en équilibre, Dieu dit : « Il n’appartient ni aux gens du Paradis ni aux gens de l’Enfer ». Mais l’Ange apporte encore un feuillet sur lequel est inscrit le mot : « Fi », et il le jette dans le plateau des mauvaises actions. Alors ce plateau l’emporte sur celui de ses bonnes actions. On ordonne donc de le jeter en Enfer, mais cet homme se retourne et demande qu’on le ramène devant Dieu. Et Dieu dit alors : « Ramenez-le ». Puis Il lui dit : « O serviteur irrespectueux envers tes parents : Pour quel motif demandes-tu qu’on te ramène devant Moi ? » L’homme répond : « Mon Dieu ! J’ai vu que j’allais en Enfer sans pouvoir l’éviter du fait de ma mauvaise conduite envers mon père au cours de ma vie terrestre. Aussi, je Te demande de doubler ma punition en y ajoutant celle de mon père et de le sauver de l’Enfer ». Dieu sourit alors et lui dit : « Tu t’es mal conduit à son égard dans la vie terrestre et tu te montres bon envers lui dans celle-ci. Prends ton père par la main et amène-le au Paradis ».


Or il n’y a pas un seul homme qu’on conduise en Enfer que les Anges n’arrêtent auparavant pour l’interroger, en raison de leur connaissance des mystères de la vie futures à tel point qu’ils interpellent même les gens qui n’ont pas de part de bonheur et qui ont été créés pour servir de matériaux et d’aliments à l’Enfer. On dit : « Arrêtez-les ! Ils vont être interrogés ». Et cette troupe reste bloquée jusqu’à ce que l’Appel retentisse à leur sujet : « Qu’avez-vous ? Pourquoi ne vous portez-vous pas secours les uns aux autres ? » Alors ils se soumettent et reconnaissent leurs péchés, conformément à la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Ils reconnaissent leurs péchés ». Et on les jette alors en Enfer en un seul bloc.

 

De même on amène les auteurs de grands péchés qu’ils soient des vieillards, des adultes ou des jeunes des deux sexes de la Communauté musulmane. Quand Malik, le gardien de l’Enfer les aperçoit, il leur dit : « Qui êtes vous, ô troupe de damnés ? Que vois-je ? Vos mains ne sont pas attachées et vos visages ne sont pas noircis ! Jamais je n’ai reçu de groupes en meilleur état que le vôtre ». Ils répondent : « O Malik ! Nous sommes les damnés de la Communauté de Mohammad. Laisse-nous pleurer sur nos péchés ». Il leur dit : « Pleurez alors, mais vos larmes ne vous serviront à rien ». Que de vieillards se lamentent alors en portant leurs mains à leurs barbes et en criant : « Malheur pour mes cheveux blancs ! Malheur pour mes tourments qui n’ont pas de fin ». Que d’adultes s’écrient : « Durable est mon malheur ! Vile est ma situation ! » Que de jeunes gens s’écrient : « Malheur pour ma jeunesses ! » Que de femmes se lamentent en s’arrachant les cheveux : « Hélas ! Quelle honte pour moi, quel scandale ! » L’Appel venant de Dieu – qu’Il soit exalté – retentit alors : « O Malik ! Fais-les entrer en Enfer par la première porte ». Mais au moment où l’Enfer s’apprête à les engloutir, ils s’écrient tous ensemble : « Il n’y a d’autre dieu que Dieu », et l’Enfer s’enfuit loin d’eux à une distance de cinq cents ans de marche. Ils se mettent à pleurer, et l’Appel reprend : « O Enfer ! Prends-les ! O Malik ! Fis-les entrer par la première porte ! » On entend alors un bruit terrible, semblable au bourdonnement du tonnerre, et au moment où l’Enfer s’apprête à consumer leurs cœurs, Malik le repousse en lui criant : « Tu ne consumeras point un cœur rempli de Coran et qui est un dépôt pour la Foi ! » Ensuite, au moment où les démons surgissent avec la chaleur ardente pour la faire entrer dans le corps de ces hommes, Malik les repousse en criant : « Vous ne ferez point pénétrer la chaleur ardente dans des corps amaigris par la jeûne du Ramadan, l’Enfer ne consumera point des fronts qui se sont prosternés devant Dieu le Miséricordieux ». Ils deviennent alors noirs comme le charbon, mais la Foi continue à étinceler dans leurs cœurs. Un homme pousse alors un cri qui, par sa force, domine les voix de tous les autres habitants de l’Enfer. Il en sort tout consumé, et Dieu lui dit : « Qu’as-tu pour crier plus fort que tous les autres habitants de l’Enfer ? » Il répond : « O Seigneur ! Tu as réglé mon compte sans que je ne désespère de Ta miséricorde. Comme je sais que tu m’entends j’ai multiplié les cris ». Dieu – qu’Il soit exalté – lui dit : « Qui désespère de la Miséricorde de Dieu su ce ‘est les égarés ! ». « va, Je te pardonne ».

 

Il en est de même d’un autre homme qui sort de l’Enfer et à qui Dieu dit : « Te voilà hors de l’Enfer, mais avec quelle action comptes-tu entrer au Paradis ? » Il répond : « O Seigneur ! Je ne T’en demande qu’une parcelle ! » Alors on dresse pour lui un arbre du Paradis et Dieu lui dit : « Si Je te donne cet arbre, est-ce que tu M’en demanderas un autre ? » Il répond : « Non, par Ta Puissance, ô Seigneur ! » Dieu lui dit alors : « C’est un don que Je te fais ». Mais une fois qu’il a mangé de cet arbre et qu’il s’est installé sous on ombre, on dresse pour lui un autre arbre encore plus beau. Comme il ne cesse de le regarder, Dieu – qu’Il soit exalté – lui dit : « Peut-être voudrais-tu avoir cet arbre ? » Il répond : « Oui, ô Seigneur ! » Dieu lui dit : « Si Je te le donne, est-ce que tu M’en demanderas un autre ? » Il répond : « Non, par Ta Puissance, ô Seigneur ! » Alors, Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié – sourit et le fait entrer au Paradis.

 

Parmi les dispositions extraordinaires dans le monde de la vie future, il y a le fait qu’on amène l’homme auprès de Dieu qui le passe en jugement, lui fait des remontrances et ordonne qu’on pèse ses bonnes et ses mauvaises actions. Or durant tout ce temps, cet homme croit fermement être le seul dont Dieu s’est occupé pour régler son compte et peser ses actions. Or, bien que Dieu ait en même temps fait passer en jugement plusieurs millions d’hommes dont personne, si ce n’est Dieu, ne sait le nombre exact, chacun d’eux croit fermement qu’il est le seul dont Dieu s’occupe en cet instant. En plus, ces hommes ne se voient pas les uns les autres, aucun d’eux n’entend les paroles de l’autre et chacun d’eux reste derrière les voiles.


Gloire à Dieu  donc qui régit ainsi les choses par Sa Puissance et accomplit des merveilles par Sa Sagesse ! Ceci correspond au sens du verset coranique suivant : «  Il ne vous a créés et ressuscités que comme une seule âme ».

Or ce passage renferme un des plus admirables mystères du Monde suprasensible, car la Pouvoir de Dieu est sans limite. Gloire à Dieu qui ne se laisse pas détourné d’une affaire par une autre !

 

Pendant cette situation, l’homme vient près de son fils et lui dit : « O mon fils ! Je t’ai revêtu à des moments où tu ne pouvais pas le faire ; je t’ai donné à boire et à manger lorsque tu n’étais pas en mesure de le faire ; j’ai pris soin de toi quand tu étais petit, à des moments où tu ne pouvais ni te protéger contre les choses nuisibles ni te procurer ce qui est utile. Combien de fois j’ai acheté pour toi des fruits que j’aurais tant désirés pour moi ! Or, tu vois aujourd’hui toutes les horreurs du jour du Jugement, et tu sais combien les mauvaises actions de ton père sont nombreuses. Soulage-moi en prenant quelques une pour toi, ne serait-ce qu’une seule et donne-moi ne serait-ce qu’une seule de tes bonnes actions que j’ajouterai dans ma balance ! » Mais son fils le fuit en disant : « J’en ai plus besoin que toi ».

 

C’est ainsi qu’agissent les familles, les mais et les frères entre eux, comme l’indique la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Le jour où l’homme s’enfuira loin de son père, de sa mère, de son frère, de sa compagne et de ses enfants », « … et sa famille lui offre un asile ». En plus, il est rapporté dans ce Hadith « Les hommes et les femmes se rassembleront nus sans vêtement ». En entendant ces paroles, Aïcha – que Dieu soit satisfait d’elle – s’écria : « Quel malheur ! Ils se regardent donc les uns les autres ! » Le Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – lui répondit en récitant le verset suivant : « Ce jour-là, chaque homme est suffisamment occupé par sa propre affaire ». Car l’horreur effroyable et la grande affliction les détourneront de l’envie de se regarder les uns les autres.

 

Quand les hommes se regroupent et stationnent dans un même lieu, une nuée sombre les enveloppe et fait pleuvoir sur eux des feuillets épars ; ceux des croyants sont des feuillets de rose et ceux des mécréants sont des feuillets de lotus. Tous ces feuillets remplis d’inscription s’éparpillent et tombent sans aucun arbitraire, les uns à gauche, les autres à droite des hommes, car ils doivent atterrir soit à gauche soit à droite de chaque homme, conformément à la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Au jour de la Résurrection, nous ferons sortir pour chaque homme un livre qu’il trouvera déployé ».

 

Il reste qu’un auteur ancien rapporte qu’on n’accède pas au Bassin après avoir passé sur le pont al-Sirat. Mais cela constitue une erreur de la part de son auteur, car tous  eux qui ont déjà passé al-Sirat y accèdent. Du reste, c’est sur les sept ponts que périssent la plupart des hommes. Quant aux soixante-dix mille hommes qui entrent au Paradis sans avoir à être jugés, on ne leur dresse pas de balance et on ne leur remet pas de feuillets. Ils reçoivent une attestation libératoire dans laquelle il est écrit : « Il n’y a d’autre Dieu que Dieu. Ceci est une attestation libératoire établie au nom d’un tel, fils d’un tel pour entrer au Paradis et pour échapper à l’Enfer ». Ainsi, quand Dieu absous le bénéficiaire de cette attestation, l’Ange le saisit par le bras et parcourt avec lui la place du Rassemblement, en annonçant : « Voici un tel, fils d’un tel, auquel Dieu a pardonné ses péchés et qui va jouir d’un bonheur qui ne sera jamais suivi de malheur ». Or, il n’y a pas de chose plus agréable pour cet homme que celle dont il jouit en cet instant. On agit de même avec celui qui est destiné au malheur, et il n’y a rien de plus horrible pour lui que d’entendre l’Ange crier : « Voici un tel, fils d’un tel, qui va être plongé dans un malheur sans fin, et il n’y aura plus de félicité pour lui ». Il n’y a pas de situation plus affreuse pour cet homme que celle-là.

 

Au jour de la Résurrection, les envoyés sont installés sur des chaires, les prophètes et le savant occupe des chaires moins élevées. La chaire de chaque envoyé est proportionnelle à sa dignité. Les savants vertueux sont installés sur des sièges de lumière, les martyrs, les saints, les lecteurs du Coran et les Mouadhinoun (Mouezzin) sur des sièges de musc. Ce sont ces gens vertueux installés sur les chaires qui pratiquent l’intercession en la demandant aux prophètes depuis Adam et Noé – que la Paix soit sur eux – jusqu’à l’Envoyé de Dieu – que Dieu lui accorde Grâce et Paix.

 

Du reste, il est rapporté qu’au jour de la Résurrection le Coran apparaît sous les traits d’un homme au beau visage et au caractère sublime, qui intercède en faveur des musulmans.


Puis, c’est autour de l’Islam de le faire en défendant ses adeptes. Tous ceux que Dieu veut qu’il soit ainsi s’accrochent à ‘Umar et le suivent au Paradis.

 

De même, le monde terrestre apparaît en cette occasion sous les traits d’une vieille femme très laide, aux cheveux gris. On dit aux hommes : « La reconnaissez-vous ? » et ils répondent : « Nous cherchons refuge auprès de Dieu contre elle ». On leur dit alors : « Elle représente le monde terrestre pour lequel vous vous êtes enviés et haïs mutuellement ».

 

On amène également le vendredi sous les traits d’une belle mariée. Pendant que les croyants forment un cercle autour d’elle, ils sont entourés de dunes de camphre et de musc et on voit planer au-dessus d’eux une lumière qui stupéfait tous ceux qui sont rassemblés sur la place du Jugement, jusqu’à ce qu’ils entrent au Paradis.

LE CAS DES CROYANTS

Dimanche 25 novembre 2007

Une fois qu’il ne reste plus dans le Rassemblement pour le Jugement que les croyants, les musulmans promus au degré de l’excellence, les gens de la connaissance, les véridiques, les martyrs, les saints et les envoyés, sans qu’il y ait parmi eux ni septique ni hypocrite ni impie, Dieu – qu’Il soit exalté – dit : « O gens du Rassemblement ! Qui est votre Seigneur ? » Ils répondent tous : « C’est Dieu ». Il leur dit alors : « Le connaissez-vous ? » Ils répondent : « Oui ». Alors de la gauche du Trône se manifeste à eux un Ange tellement imposant que si l’on plaçait les sept océans dans le creux de sont pouce, on ne les remarquerait même pas. Il suis votre Seigneur. Mais ils lui répondent : « Nous nous réfugions auprès de Dieu contre toi ». Alors, de la droite du Trône se manifeste à eux un Ange tellement imposant sue si l’on plaçait les quatorze océans dans le creux de son pouce, on ne les remarquerait même pas. Il leur dit : « C’est moi qui suis votre seigneur ». Mais ils cherchent refuge auprès de Dieu contre lui. Ensuite, Dieu – qu’Il soit exalté – se manifeste à eux sous une forme inconnue pour eux et leur dit : « C’est Moi qui suis votre Seigneur ». Mais ils déclarent se réfugier auprès de Dieu, Fort et Majestueux, pour lui échapper. Alors, quand Dieu – qu’Il soit exalté – se manifeste à eux sous la forme qu’ils connaissent et qu’ils L’entendent sourire, ils se prosternent tous ensemble devant Lui. Il leur dit : « Soyez les bienvenus ». Puis Il les emmène – qu’Il soit exalté – au Paradis et ils Le suivent. Il les fait passer par-dessus al-Sirat en formant de multiples groupes. En tête, il y a les envoyés, puis viennent dans l’ordre les prophètes, les véridiques, ceux qui ont atteint le degré d’excellence, les martyrs, les hommes versés dans la connaissance. Il y a enfin les musulmans dont certains ont le visage renversé, d’autres sont coincés dans al-A’raf, d’autres encore n’ont pas la perfection de la Foi. Il y en a parmi eux qui mettent cent ans pour passer sur le pont al-Sirat, d’autres le font en mille ans. Mais malgré  cela, le feu de l’Enfer ne consomme pas celui qui a vu de ses propres yeux son Seigneur, sans avoir a éprouvé de difficulté pour le faire.

 

Quand aux musulmans, aux gens de bien et aux croyants, nous avons décrit la station de chacun d’eux dans notre livre al-Istidraj. Ils forment un groupe en pleine effervescence : ils n’arrêtent pas d’aller et de venir sous l’impulsion de la faim et de la soif ; leur intérieur est brisé et leur souffle haletant ressemble à de la fumée. D’un bassin dont l’eau provient du fleuve nommé al-Khawthar, ils s’abreuvent à l’aide de gobelets aussi nombreux que les étoiles du ciel. La longueur de ce bassin équivaut à la distance entre Jérusalem et San’a, sa largeur à celle entre Aden et Yathrib. Il s’agit du bassin décrit dans ce Hadith du Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix : « Ma chaire est installée sur mon bassin », c’est-à-dire sur l’un des bords, du point de vue de la dimension et de la localisation. Ceux qui sont repoussés loin de ce bassin sont occupés dans la prison de al-Sirat à laver les souillures occasionnées par leurs péchés. En effet, bien des gens accomplissent (dans la vie terrestre) leurs ablutions machinalement et d’une manière imparfaite ; bien des gens ne se soucient guère de la manière d’accomplir leur prière et la considèrent comme une simple formalité dépourvue du sens de recueillement et d’humilité. Si une fourmi les piquait, ils se retourneraient en pleine prière. Par contre, ceux qui connaissent réellement la Majesté de Dieu ne broncheraient même pas si on leur coupait les mains et les pieds pendant la prière, tellement ils sont absorbés par un respect mêlé de crainte révérencielle et par l’idée qu’ils se font de la Dignité de Celui devant lequel ils se tiennent. Parfois, il arrive à un homme piqué par un scorpion pendant l’audience accordée par un prince de ne pas bouger et de supporter patiemment sa douleur, par égard pour ce prince pendant cette audience publique. Si tel est le cas des humains avec un être qui n’est même pas capable d’avoir le pouvoir d’influencer son âme ni en bien ni en mal, qu’en serait-il alors de l’état de celui qui se tient devant Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié, se met en présence de Sa Dignité, de son pouvoir, de Sa Grandeur et de Sa Toute-Puissance !


On raconte au sujet de l’homme injuste qui reconnaît ses torts, qu’au jour de la Résurrection on l’amène auprès de Dieu – qu’Il soit exalté. Alors les injustes qu’il a commis surgissent devant lui, et celui qui en a été la victime s’agrippe à lui. Dieu – qu’Il soit exalté – dit à ce dernier : « O toi qui a subit des injustices ! Retourne-toi et regarde ce qui est au-dessus de ta tête ! » Et il voit un palais grandiose et fascinant. Il s’écrie : « Qu’est-ce, ô Seigneur ! » Dieu lui dit : « Il est à vendre. Achète-le moi ! » L’homme répond : « Je n’ai pas de quoi en payer le prix ». Dieu lui dit : « Son prix, c’est que tu décharges ton frère de l’injustice qu’il a commise envers toi et ce palais sera à toi ». L’homme dit : « Je l’ai déjà fait, ô Seigneur ! » Voilà comment Dieu traite les injustes qui se repentent et reviennent vers Lui. Car cela est conforme à la Parole de dieu – qu’Il soit exalté : « Dieu est indulgent envers les repentants qui reviennent vers Lui ». En effet, le repentant est celui qui renonce définitivement à son péché et qui n’y retombe plus jamais. David, ainsi que d’autres envoyés ont été d’ailleurs appelés des repentants.

LA REMISE DES COMPTES

Dimanche 25 novembre 2007

Une fois la récitation des Livres saints terminés, l’Appel surgit de l’intérieur des Pavillons de la Majesté : « Mettez-vous en ce jour à l’écart, ô vous les coupables ». Toute la place du Jugement est secouée par une grande frayeur, les anges se mêlent aux Djinns et les Djinns aux hommes et tout le monde est pris d’un même frémissement. C’est alors que retentit encore l’Appel : « O Adam ! Envoie parmi ta descendance ceux qui sont destinés à l’Enfer ». Il répond : « Combien, ô Seigneur ? » Dieu lui dit : « De chaque millier, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf pour l’Enfer et un seul pour le Paradis ». Alors on se met à faire sortir tous les mécréants, les incrédules et les impies jusqu’à ce qu’il ne reste plus que l’équivalent d’une poignée du Seigneur, comme le rapporte Abu Bakr : « Environ l’équivalent de l’une des poignées du Seigneur ». Puis les maudits prennent place aux côtés des démons.

 

Il y a des hommes pour qui la Balance penche et indique que leurs mauvaises actions l’emportent sur les bonnes. La pesée de la Balance s’impose à quiconque la loi religieuse était parvenue. Alors, quand ils sont mis à l’écart et lorsqu’ils ont la certitude être perdus, les hommes s’écrient : « Adam a été injuste à notre égard. Il a permis aux gardiens de l’Enfer de s’emparer de nous ». L’Appel retentit de la part de Dieu – qu’Il soit exalté : « Point d’injustice en ce jour. Dieu est prompt à régler les comptes ». Puis on fait apparaître devant eux un Livre immense qui bouche l’horizon entre l’Orient et l’Occident et où sont minutieusement inscrites toutes les œuvres des créatures, les plus petites comme les plus grandes, « ton Seigneur ne lèsera personne ». En effet, chaque jour les œuvres des créatures repassent devant Dieu et Il ordonne aux Anges scribes de les transcrire dans le grand Livre, conformément à la Parole de dieu – qu’Il soit exalté : « Nous y transcrivons tout ce que vous faisiez ».

 

Dieu appelle ensuite les créatures une à une et elles rendent compte individuellement de leurs œuvres devant Lui. Et ce sont les pieds et les mains qui témoignent, comme l’indique la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux des actions qu’ils ont commises ». Il est, d’ailleurs, rapporté dans les Traditions qu’un homme d’entre elles comparaîtra devant Dieu – qu’Il soit exalté. Il lui dira : « O malheureux serviteur ! Tu as été impie et rebelle ». L’homme répondra : « Qu’ai-je fait ? » On lui dira : « Il y a une preuve irréfutable contre toi », et on amènera les Anges scribes. L’homme dit alors : « Ils ont menti à mon sujet », puis il tentera de plaider sa propre cause, comme le souligne la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Le jour où chaque âme vient plaider pour elle-même ». Mais un sceau sera mis sur ses lèvres, conformément à la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Aujourd’hui, Nous scellons leurs bouches. Leurs mains Nous parlent et leurs pieds témoignent de ce qu’ils ont accompli ». Ainsi, les membres de cet homme témoigneront contre lui, et on ordonnera de le jeter en Enfer. Il tentera, d’ailleurs, de leur faire des reproches, mais ses membres lui répliqueront : « Ce n’est pas de notre propre gré. C’est Dieu qui nous a fait parler, Lui qui a fait parler tout choses ».


Quand tout est terminé, les réprouvés sont remis aux gardiens de la Géhenne ; leur voix retentit à travers les cris et la clameur, et un terrible frémissement les traverse lorsque se  présentent les fidèles adorateurs du Dieu unique et que les Anges les entourent et accueillent chacun d’eux, en leur disant : « … Voici votre jour, celui qui vous a été promis ». Cela dit, la grande terreur se manifeste à quatre moments différents : quand sonne la trompette, quand la Géhenne s’échappe des mains de ses gardes, quand Adam fait sortir ses descendants des rangs et quand on les remet aux gardiens de l’Enfer.

LES ETATS DES ENVOYES AU JOUR DE LA RETRIBUTION

Dimanche 25 novembre 2007

Ensuite vient l’Appel de la part de Dieu : « Où est la Table gardée ? ». On l’apporte et on s’aperçoit qu’elle est très agitée. Dieu l’interpelle en ces termes : « Où se trouve ce que J’ai transcris sur toi comme textes de la Thora, de l’Evangile et du Coran ? » Elle répond : « L’Esprit fidèle me les a enlevés ». On ramène alors Gabriel qui tremble des pieds à la tête et Dieu l’interpelle ainsi : « O Gabriel ! Cette Table prétend que tu l’as vidée de Ma parole et de Ma révélation ? Est-elle dans le vrai ? » Gabriel répond : « Oui, ô Seigneur ! » Dieu lui dit : « Qu’en as-tu fait ? » Il répond : « J’ai fait parvenir la Thora à Moïse, les Psaumes à David, l’Evangile à Jésus et le Coran à Mohammad – que Dieu lui accorde grâce et Paix. A chaque envoyé j’ai transmis son Message et j’ai remis les Feuillets à tous ceux qui devaient en recevoir ».

 

L’Appel retentit alors : « O Noé ! », et on l’amène frémissant et tremblant de tous ses membres. Dieu lui dit « O Noé ! Gabriel prétend que tu es l’un des envoyés ? » Noé répond : « Il dit vrai ». Dieu lui dit : « Comment t’es-tu comporté à l’égard de ton peuple ? » Il répond : « J’ai appelé mon peuple jour et nuit, mais mes appels n’ont réussi qu’à le faire fuir encore ». L’appel retentit alors : « O Peuple de Noé ! », et on les amène tomant un seul groupe. On leur dit : « Voici votre frère Noé. Il prétend qu’il vous a fait parvenir le Message ! » Ils répondent tous : « O Seigneur ! Il ment. Jamais il ne nous a rien transmis », et ils nient avoir reçu le message. Dieu dit alors : « O Noé ! As-tu une preuve contre eux ? » Noé répond : « Oui, ô Seigneur ! Ma preuve contre c’est Mohammad et sa Communauté ». On amène le Prophète, et Dieu – qu’Il soit exalté et glorifié – lui dit : « O Mohammad ! Voici Noé qui invoque ton témoignage en sa faveur ». Le Prophète témoigne en sa faveur. Le Prophète témoigne que Noé a effectivement transmis le Message et il récite jusqu’à la fin les versets sur Noé : « Et nous avons envoyé Noé… ». Puis Dieu, le Majestueux, dit : « La justice doit s’exercer contre vous et la parole du châtiment s’impose à vous comme elle s’est imposée aux mécréants ». Et on ordonne de les jeter tous ensemble en Enfer sans peser leurs œuvres ni faire le compte de leurs actions.

 

Puis l’Appel retentit : « Où sont les Aad ? » Et ceux-ci agissent envers leur Prophète Houd comme le peuple de Noé envers ce dernier. Avec l’élite de sa Communauté, le Prophète Mohammad – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – témoigne contre eux et récite les versets coraniques à ce sujet : « Les Aad ont traité les envoyés de menteurs… » Jusqu’à la fin du récit. Et on ordonne de les jeter en Enfer.

 

Ensuite retentit l’Appel : « O Salih ! O Thamoud ! » On les amène et lorsque ces derniers nient comme les peuples précédents, le Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – témoigne contre eux et récite le passage suivant : « Les Thamoud ont traité les envoyés de menteurs… » Jusqu’à la fin du récit. On les traite comme les précédents.

 

Ainsi, les différents peuples ne cessent de comparaître des uns après les autres. Il s’agit des peuples que le Coran a mentionné soit expressément, soit en y faisant allusion comme dans les passages suivants : « … et entre eux beaucoup de générations », « Ensuite Nous envoyâmes successivement Nos Envoyés ; chaque fois qu’un envoyé se présentait devant son peuple, on le trait de menteur », Quant à ceux qui vinrent après eux, personne ne les connaît sauf Dieu ; des envoyés vinrent vers eux avec des signes évidents ». Ceci constitue un avertissement concernant ces générations de peuples tyranniques comme les peuples de leurs semblables, jusqu’à ce que l’Appel touche les gens de Rass, de Toubba’ et le peuple d’Ibrahim.

 

Pendant tout ce temps aucune balance n’est dressée pour peser leurs œuvres et aucun compte n’est établi pour recenser leurs actes. Ils sont soustraits à leur Seigneur et c’est l’interprète qui leur adresse la parole, car Dieu ne saurait punir ceux qu’Il a regardés avec lesquels Il a parlé.

 

Ensuite on appelle Moïse et on l’amène tout tremblant comme une feuille au milieu d’un orage. Dieu l’interpelle en ces termes : « O Moïse ! Gabriel prétend que tu as transmis le Message de la Thora. Peux-tu attester la véracité de ce qu’il rapporte ». Moïse répond : « Oui ». Dieu lui dit alors : « Regagne ta chaire et récite ce qui t’a été révélé ».


Moïse remonte dans sa chaire et se met à réciter. Tous ceux qui sont rassemblés sur la scène du Jugement l’écoutent attentivement. Il donne de la Thora une récitation si douce et si tendre, comme au premier jour de sa récitation, si bien que les rabbins s’imaginent ne jamais l’avoir connue auparavant.

 

Puis retentit l’Appel : « O David ! » et on l’amène tout tremblant comme une feuille au milieu d’un orage. Dieu – qu’Il soit exalté – lui dit : « O David ! Gabriel prétend qu’il ta transmis les Psaumes (al-Zabour). Peux-tu attester la véracité de ce qu’il rapporte ? » David dit : « Oui, ô Seigneur ! » Dieu lui dit : « Regagne ta chaire et récite ce qui t’a été révélé ». David remonte sur sa chaire et se met à réciter, lui qui a la plus belle voix. D’ailleurs, il est dit dans un hadith authentique que David est le chef des musiciens du Paradis. Quand celui qui a été tué devant l’Arche de l’alliance entend la voix de David, il surgit du milieu de la foule rassemblée et traverse les rangs des hommes jusqu’à ce qu’il arrive devant David. Il s’agrippe à lui et lui dit : « Pourquoi les enseignements des Psaumes ne t’ont-ils pas dissuadé de me faire du mal ? » Ces paroles font David qui garde le silence et reste confus, et toute la foule rassemblée sur la place du Jugement frémit en voyant ce qui arrive à David – que la Paix soit sur lui. Cet homme s’agrippe donc à David et l’entraîne devant Dieu. On laisse retomber alors les voiles sur eux, et l’homme en question dit : « O Seigneur ! Rends-moi justice contre David. Il a voulu sciemment me faire punir en m’envoyant au combat, et il a épousé ma femme, quoiqu’il eut déjà quatre-vingt-dix-neuf autres femmes ». Dieu, le Majestueux, se retourne vers David et lui dit : « Est-il dans le vrai ? », « Oui, ô Seigneur », répond-il en baissant les yeux, tellement il est rempli de honte mêlée de crainte à la pensée du châtiment qui le frappera et d’espoir dans les promesse de pardon que Dieu lui a faites. David baissait la tête dans la crainte et de la relevait dans les moments d’espoir et d’espérance. Ensuite Dieu – qu’Il soit exalté – dit au compagnon de David : « Pour te dédommager Je te donne tant et tant de palais et d’enfants ; n’en es-tu pas satisfait ? » L’homme répond : « Oui, Seigneur ! J’en suis satisfait ». Puis Dieu dit à David : « Va, Je te pardonne ». Car Dieu – qu’Il soit glorifié et exalté – agit ainsi avec ceux qui L’honorent. Il les fait bénéficier de Ses largesses et de Son grand pardon. Ensuite Dieu dit à David : « Retourne sur ta chaire et achève la récitation des Psaumes ». Et David s’applique à le faire. Puis on ordonne de scinder les enfants d’Israël en deux groupes distincts : l’un va avec les croyants et l’autre avec les impies.

 

L’Appel retenti ensuite : « Où est Jésus, fils de Marie ? » On l’amène et Dieu l’interpelle ainsi : « Est-ce toi qui as dit aux hommes : Adoptez-moi, moi et ma mère, comme deux divinités à la place de Dieu ? » Alors Jésus adresse à Dieu autant de louanges qu’Il le voudra et Lui fait autant d’éloges, puis il se retourne contre son âme pour la critiquer et la blâmer et dit : « Gloire à Toi ! Il ne me sied pas de dire ce que je n’ai pas le droit de dire. Si je l’avais dit, Tu le saurais, car Tu sais ce qui est en moi, tandis que moi je ne sais pas ce qui est en Toi. Car c’est Toi qui connaît les secrets ». Dieu – qu’Il soit exalté – sourit et dit : « Voici le Jour où la probité profite aux hommes véridiques », tu as dit vrai, ô Jésus ! Va, retourne à ta chaire et récite l’Evangile que Gabriel ta transmis. Jésus dit : « Oui », puis il se met à réciter. Toutes les têtes se tournent vers lui, à cause de la beauté de sa psalmodie et de sa déclamation. Car Jésus est le plus habile des hommes à connaître les règles de la récitation de l’Evangile. Il en donne une récitation si douce et si tendre que les prêtres eux-mêmes s’imaginent n’en avoir jamais su un seul verset auparavant. Puis la foule des chrétiens se scinde en deux groupes : les impies avec les autres impies et les croyants avec les autres croyants.

 

Puis retentit l’Appel : « Où est Mohammad ? » et on l’amène – que Dieu lui accorde Grâce et Paix. Dieu lui dit : « O Mohammad ! Voici Gabriel qui prétend t’avoir transmis le Coran ». Il répond : « Oui, ô Seigneur ! » On lui dit : « Regagne ta chaire et récite ». Il en donne une récitation si douce, si tendre et si agréable à entendre que les gens pieux s’en réjouissent. Leur visage est souriant et épanoui, tandis que le visage des impies est assombri.

 

Il faut dire que cette interpellation des envoyés et de leurs peuples est attestée par la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Nous interrogerons ceux qui ont reçu des envoyés ainsi que les envoyés eux-mêmes ». Mais on a dit également qu’elle est attestée par cette autre parole divine : « Le jour où Dieu rassemblera les envoyés, Il leur dira : Quelle réponse avez-vous reçue ? Il répondront : Nous n’avons pas de science, c’est Toi qui connaît les secrets ».


Il y a deux façons d’interpréter ce passage. Pour les uns, les envoyés ont réellement oublié la réponse qu’ils ont reçue, à cause de l’horreur du Jugement dernier ; pour d’autres, ils répondent ainsi seulement pour rendre hommage à Dieu, comme l’avait fait le Messie en disant : « Si je l’avais dit, Tu le saurais, car Tu sais ce qui est en moi, tandis que je ne sais pas ce qui est en Toi. Car c’est Toi qui connaît les secrets ». Il reste que la première de ces interprétations est plus solide, car les envoyés rivalisent de mérite les uns par rapport aux autres. Ainsi, le Messie – que la Paix soit sur lui – est l’un des plus illustres envoyés, car il est l’Esprit et le Verbe de Dieu.

 

Quand le Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – récite le Coran, les gens de sa Communauté s’imaginent ne l’avoir jamais entendu. On raconte qu’un homme a dit un jour à al-Asma’i : « Tu prétends que tu es l’homme qui connaît le mieux le Livre de Dieu – qu’Il soit exalté – par cœur ? », « O mon neveu ! répondit-il, le jour où je l’entendrai de la bouche du Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – il me semblera ne l’avoir encore jamais entendu ».

L’INTERCESSION DE MOHAMMAD

Dimanche 25 novembre 2007

Alors Dieu, le Majestueux – que sa Majesté soit exaltée – fait cet appel : « O Mohammad ! Relève la tête. Parle et tu seras entendu ; intercède et tu seras exaucé ! » Mohammad – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – dit : « O Seigneur ! Décide entre Tes serviteurs ! Car leur position d’attente n’a que trop duré, d’autant plus que chacun d’eux a reconnu ses péchés sur la scène de la Résurrection ». L’appel retentit de nouveau : « Certes, ô Mohammad ». Puis Dieu ordonne qu’on prépare le Paradis en le revêtant de sa parure. Pendant qu’on l’amène, il dégage une brise agréable, la plus douce et la plus enivrante qu’on puisse sentir. On peut sentir son odeur à une distance de cinq cent années de marche, ce qui rafraîchit les cœurs et ranime les âmes, sauf pour ceux dont les œuvres terrestres étaient perverses, car ils seront privés de sa brise. Une fois que l’on place le Paradis à la droite du Trône, Dieu – qu’Il soit exalté – ordonne qu’on amène l’Enfer. Mais celui-ci se remplit aussitôt de terreur et de frayeur et dit aux Anges envoyés vers lui : « Savez-vous si Dieu a créé des créatures au moyen desquelles il va me châtier ». Les Anges le rassurent et lui répondent : « Non, par la puissance de Dieu ! Nous sommes envoyés vers toi seulement pour que tu te venges de ceux qui ont désobéi à ton Seigneur. Car c’est pour un Jour comme celui-ci que tu as été créé ». Les Anges amènent alors l’Enfer marchant sur quatre pieds dont chacun comporte soixante-dix mille chaînes ; chacune de ces chaînes à soixante-dix mille anneaux dont le poids de chacun d’eux pèse plus lourd que tout le fer de la terre entière. A chaque anneau sont préposés soixante-dix mille gardes. Si on ordonnait à l’un de ces gardes de démolir une montagne il le ferait, et si on lui ordonnait de détruire la terre il l’anéantirait. L’Enfer avance en grondant, en mugissant et en lançant des étincelles et une fumée bouillante qui enveloppe tout l’horizon dans l’obscurité. Quant il n’est plus qu’à environ mille années de marche des créatures, il s’échappe des mains de ses gardes et se lance vers la foule rassemblée qui attend le Jugement, en produisant un grondement sourd et aigu. Alors les gens s’écrient : « Qu’est-ce ? » et on leur répond : « C’est la Géhenne qui s’est échappée des mains de ses gardiens, lesquelles n’arrivent plus à la tenir en raison de sa puissance ». Tout le monde se met à genoux, y compris les envoyés de Dieu. Ainsi, Ibrahim, Moïse et Jésus se cramponnent au Trône, oubliant le premier Isma’il, le second Aaron et le troisième Marie. Et chacun d’eux s’écrie : « O Seigneur ! Prends soin de ma seule âme ! Je ne Te demande rien d’autre aujourd’hui ». En revanche Mohammad – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – s’écrie : « Ma communauté ! Ma communauté ! Sauve-la et délivre-la, ô Seigneur ! ».


C’est l’instant où, sur la place du Rassemblement, il n’y a pas un seul homme que ses genoux puissent porter, conformément à la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Tu verras toutes les communautés accroupies, chaque communauté sera appelée vers son livre. Or, en s’échappant, l’Enfer trébuche sous le coup de la colère et de la rage », comme l’indique la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Quand l’Enfer les percevra de loin, ils entendent son grondement et le crépitement de ses flammes », c’est-à-dire qu’il manifeste grandement sa colère et sa rage. En effet, Dieu – qu’Il soit exalté – dit encore : « Peu s’en faut que l’Enfer n’éclate en deux morceaux sous la violence et la colère ».

 

L’Envoyé de dieu – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – surgit alors et saisit l’Enfer par la bride. Il le fait dérouter et lui dit : « Recule jusqu’à ce que les contingents qui te soient destinés viennent à toi ! » L’Enfer répond : « Laisse-moi passer, ô Mohammad ! Car il m’est interdit de te toucher ». Alors une voix l’interpelle de derrière les voiles de la Majesté : « Ecoute Mohammad et obéis-lui ». Ensuite on entraîne l’Enfer et on l’installe à la gauche du Trône. Ceux qui attendent le Jugement se mettent à parler de cet entraînement de l’Enfer et leur frayeur diminue. C’est là le sens de la Parole de Dieu- qu’Il soit exalté : « Nous ne t’avons envoyé que par miséricorde pour l’humanité ». C’est à ce moment qu’on installe la Balance (al-Mizan) composée de deux plateaux : un de lumière placé à la droite du Trône, et un de ténèbres placé à sa gauche. Ensuite Dieu, la Majestueux, découvre Sa jambe, et tous les hommes se prosternent devant Lui par humilité pour reconnaître toute Sa grandeur, à l’exception des mécréants qui ne peuvent se prosterner car leur colonne vertébrale est faite de métal ferreux. C’est le sens de la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Au jour où le bas d’une jambe sera mise à découvert et où ils seront appelés à se prosterner mais ils n’en seront pas capables ». A ce sujet, al-Boukhari rapporte dans son commentaire le Hadith suivant, muni de sa chaîne de transmission, dans lequel l’Envoyé de Dieu – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – a dit : « Au jour de la Résurrection, Dieu découvrira le bas de Sa jambe, et tous les croyants des deux sexes se prosterneront devant Lui ». Or, je me garde, par scrupule et par crainte, d’interpréter ce Hadith tout en désavouant ses négateurs. De même, je me garde de faire la description de la Balance et je récuse les paroles de ceux qui la décrivent allégoriquement, car j’estime que la Balance procède du monde du Malakout. En effet, les bonnes et les mauvaises œuvres sont des accidents. Or, les accidents ne peuvent être vraiment pesés que dans la Balance du Malakout.

 

Pendant que les gens sont prosternés, Dieu, le Majestueux, appelle d’une voix qu’on entend de loin comme de près : « Je suis le Roi, le Juge souverain. Aucune injustice d’un homme injuste ne peut m’échapper, en effet, si elle m’échappait, ce serait Moi l’Injuste » (Rapporté par al-Boukhari). Il tranche alors les différents entre les animaux, rend justice en faveur de la bête sans corne contre celle qui est cornue et juge les litiges entre les animaux sauvages et les oiseaux. Puis Il leur dit : « Devenez poussière ! » Et l’on aplanit la terre au-dessus d’eux. C’est le moment où « Le mécréant fait le vœu et dit : Je voudrais bien me transformer en poussière ».

LA DEMANDE D’INTERCESSION AUPRES DES ENVOYES

Dimanche 25 novembre 2007

Soudain, alors qu’ils se trouvent dans cet état, une lumière très puissante les irradie. C’est une lumière plus intense que celle du soleil dont ils subissaient la chaleur. Pendant mille ans ils ne cessent de s’agiter et de gesticuler sans que Dieu, le Majestueux, ne leur adresse une seule parole.

 

Alors les hommes se rendent auprès d’Adam – que la Paix soit sur lui – et lui disent : « O Adam ! O père de l’humanité ! Notre affaire est grave et trop pesante ». Quant au mécréant parmi eux, épouvanté par l’intensité des horreurs qu’il aperçoit, il s’écrie à son tour : « Seigneur ! Délivre-moi, même en m’envoyant en Enfer ! » Puis ces hommes disent : « O Adam ! Tu es celui que Dieu a créé de Sa propre main. Il a insufflé en toi Son esprit. Intercède pour nous auprès de Dieu pour qu’Il prononce le Jugement, car notre situation se prolonge et nous sommes toujours de plus en plus violemment pressés les uns contre les autres. Que l’on dispose que nous selon la volonté de Dieu – qu’Il soit glorifié et exalté – et que l’on fasse de nous ce qu’Il voudra ». Adam leur répond : « J’ai désobéi à Dieu quand Il m’a défendu de manger du fruit de l’arbre interdit. Aussi, dans mon état, j’aurai vraiment honte de Lui adresser la Parole. Mais allez voir Noé – que la Paix soit sur lui, car il est le premier des envoyés ».

 

Ils mettent alors mille ans à se concerter entre eux puis se rendent auprès de Noé et lui disent : « Tu es le premier des envoyés » et ils rapportent ce qu’ils avaient déjà dit à Adam. Puis ils lui demandent d’intercéder pour eux auprès de Dieu pour qu’Il prononce le Jugement à leur encontre. Mais Noé leur répond : « J’ai adressé à Dieu une invocation par laquelle tous les habitants de la terre on été engloutis dans le déluge. Aussi, j’aurai vraiment honte de faire une telle demande à Dieu – qu’Il soit exalté. Mais allez voir Ibrahim car il est l’ami de Dieu – qu’Il soit exalté. En plus, c’est lui qui vous a déjà donné le nom de musulmans. Peut-être qu’il intercèdera pour vous ! ».

 

Ils mettent alors mille ans à se concerter entre eux puis vont auprès d’Ibrahim – que la Paix soit sur lui – et lui disent : « O Ibrahim ! O père des musulmans ! Tu es celui que Dieu a pris comme ami, intercède en notre faveur auprès de Dieu. Peut-être tranchera-t-Il les affaires de Ses créatures ! » Il leur dit : « J’ai commis à l’égard de l’Islam trois mensonges avec lesquels j’ai discuter pour défendre la religion de Dieu. Aussi, j’ais honte de demander à Dieu de m’accorder l’intercession en pareille circonstance. Mais allez voir Moïse – que la Paix soit tu lui, car Dieu l’a paris comme interlocuteur et l’a admis auprès de Lui comme confident. Peut-être intercèdera-t-il en votre faveur ! ».

 

Ils mettent encore mille ans à se concerter entre eux alors que leur situation ne fait qu’empirer et que leur état devient de plus en plus critique. Puis ils se rendent auprès de Moïse et lui disent : « O fils d’Imran ! Tu es celui que Dieu a pris comme interlocuteur, qu’Il a admis comme confident et qui t’a rêvé la Thora. Intercède pour nous afin qu’interviennent le Jugement, car notre attente se prolonge, notre cohue s’aggrave, nos pieds s’empilent les uns sur les autres et les cris des croyants et des mécréants montent devant le prolongement de l’attente ». Moïse leur répond : « J’ai demandé à Dieu – qu’Il soit exalté – d’infliger des années de disette et d’afflictions aux partisans du Pharaon et d’en faire un exemple édifiant pour la postérité. En plus, j’ai tué un homme. Aussi, j’aurai honte de demander à Dieu – qu’Il soit exalté – de m’accorder l’intercession en pareille circonstance, par égard aussi à d’autres motifs dans l’entretien secret que nous avons eu, qui font allusion à une éventuelle exposition (des hommes) à leur perte. Néanmoins Sa miséricorde est immense et Il est un Seigneur qui aime pardonner. Mais allez voir Jésus – que la Paix soit sur lui. Parmi les envoyés, il est celui qui a la certitude la plus ferme, celui qui connaît le mieux Dieu – qu’Il soit exalté, celui qui est le plus ascétique et le plus sage. Peut-être intercèdera-t-il pour vous ! ».

 

Ils mettent mille ans à se concerter entre eux, alors que leur situation ne fait qu’empirer, que leur état devient de plus en plus critique et qu’ils ne cessent de gémir et de se lamenter : « Combien de temps devrons-nous aller ainsi d’un envoyé à un autre et d’un élu à un autre ? » Puis ils se rendent auprès de Jésus et lui disent : « Tu es l’Esprit de Dieu et Son verbe. Tu es celui que Dieu a surnommé l’Illustre dans le monde terrestre et dans l’autre monde. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur pour qu’Il prononce le Jugement ». Jésus leur répond : « Mon peuple m’a pris, moi et ma mère, pour deux divinités à la place de Dieu. Comment oserai-je intercéder en votre faveur auprès de Celui à côté duquel on m’a adoré, dont on a prétendu que je suis le fils et qu’Il est mon père ? Mais voyez-vous, si l’un de vous a une bourse qui renferme de l’argent et qui soit scellée par un sceau, pourrait-il parvenir au contenu de cette bourse s’il n’enlevait pas auparavant le sceau ? » Ils lui disent : « Oui, certainement, ô Prophète de Dieu ! » Il leur dit alors : « Allez voir le Prince des envoyés et le Sceau des prophètes, mon frère l’Arabe. Car il a gardé son invocation pour intercéder en faveur de sa Communauté ». Pourtant, des gens de son peuple lui ont fait beaucoup de mal : ils l’ont blessé au front, ils lui ont brisé sa molaire et ont même prétendu qu’il y avait une filiation entre lui et les démons. Pourtant, il est certainement le plus noble, le plus glorieux et le plus élevé en dignité parmi eux, lui qui leur répétait les paroles de Joseph à ses frères : « Aujourd’hui : Dieu vous pardonnez, car Il est le plus miséricordieux ». Ensuite Jésus se met à énumérer les mérites de Mohammad – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – que leurs oreilles aiment tant entendre si bien qu’ils sont pris d’un désir passionné de se rendre auprès de lui.

 

Ils gagnent alors la chaire de Mohammad – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – et lui disent : « O Envoyé de Dieu ! Tu es le Bien-aimé de Dieu. Or le Bien-aimé est le plus considéré des médiateurs. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur, car nous sommes allés voir notre père Adam et il nous a renvoyés vers Noé, nous sommes allés voir Noé et il nous a renvoyés vers Ibrahim. Nous sommes allés voir Ibrahim et il nous a renvoyés vers Moïse, nous sommes allés voir Moïse et il nous a renvoyés vers Jésus, nous sommes allés voir Jésus et il nous a renvoyés vers toi – que Dieu t’accorde Grâce et Paix. Après toi il n’est plus personne à qui nous puissions présenter notre requête. D’ailleurs nous ne pouvons pas nous passer de toi ». Le Prophète dit alors : « Je sui si l’homme de la situation, jusqu’à ce que Dieu donne l’autorisation à qui Il veut et soit satisfait ». Ensuite il s’avance vers les pavillons de la Majesté. Il demande la permission d’y accéder et on la lui donne. Il soulève alors les voiles et accède au Trône. Il tombe prosterné et garde cette posture pendant mille ans. Puis il adresse à Dieu – qu’Il soit exalté – des louanges telles que personne ne les Lui avait jamais adressées auparavant. Certains hommes versés dans la connaissance disent à ce propos qu’il s’agit des louanges que Dieu s’est adressé à Lui-même le jour où Il a achevé la Création. Le Trône s’ébranle pour lui faire honneur, car il a reçu l’un des feuillets.


Pendant ce temps le lieu de rassemblement des hommes est devenu trop étroit, leur situation ne cesse de s’aggraver et les causes de leur effroi ne font que se multiplier. Chacun d’eux croule sous le poids de ses manquements en matière d’aumône légale dans sa vie terrestre : celui qui ne s’est pas acquitté de l’aumône légale en matière de possession de chameaux porte sur le dos un chameau dont le mugissement s’apparente au grondement du tonnerre et dont le poids équivaut à celui d’une grande montagne ; celui qui ne s’est pas acquitté de l’aumône légale en matière de possession de bovins porte sur le dos un taureau dont le beuglement s’apparente au grondement du tonnerre et dont le poids équivaut à celui d’une grande montagne ; celui qui ne s’est pas acquitté de l’aumône légale en matière de possession de récole porte sur le dos d’énorme sacs remplis de l’espèce de grain dont il s’est montré avare, du froment par exemple ou de l’orge, et ces sacs extrêmement lourds ne cessent de leur annoncer des malheurs et des pertes ; celui qui ne s’est pas acquitté de l’aumône légale en matière de possession d’argent porte sur le dos un serpent chauve avec deux taches noires au-dessus des yeux dont la queue s’enfonce dans les narines du contrevenant, et s’enroule autour de son cou tout en l’écrasant par son poids, comme si cet homme portait un collier composé de toutes les meules de la terre. Chacun de ces hommes s’écrie : « Qu’est-ce ? » et les Anges leur réponde : « C’est ce dont vous vous êtes montrés avares sur la terre par convoitise et par cupidité ». C’est ce qu’indique la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Au jour de la Résurrection ils seront revêtus comme d’un collier de ce dont ils se sont montrés avares »

 

Il est d’autres hommes dont le sexe enfle et charrie du pus qui, par sa mauvaise odeur, incommode leurs voisins. D’autres encore sont crucifiés sur des supports en Feu. D’autres encore ont la langue pendante sur leur poitrine et donnent un spectacle affreux. Ce sont ceux qui ont commis l’adultère, les pédérastes et les menteurs. Il en est d’autres enfin dont le ventre grossit et devient semblable à une montagne ès élevée : ce sont les usuriers. Ainsi, tout auteur d’un péché se voit porteur de ce qu’il a commis.

LES ETATS DES HOMMES AU LIEU DU RASEMBLEMENT

Dimanche 25 novembre 2007

Lorsque tous les hommes se retrouvent donc assis, chacun sur leur tombe, il y en a parmi eux qui sont nus, d’autres sont vêtus, les uns sont noirs, les autres sont blancs. Parmi eux, il y en a qui dégagent une lumière comme celle d’une puissante lampe, d’autres comme celle du soleil. Pourtant, chacun d’aux garde la tête baissée, ne sachant que faire pendant mille ans. Puis de l’Occident apparaît un feu accompagné d’un terrible grondement, qui pousse les créatures vers le Rassemblement. Toutes les créatures, hommes, djinns, bêtes sauvages et oiseaux en sont stupéfaits. Chacun d’eux est interpellé par ses œuvres qui le somment de se lever et de se présenter pour le Rassemblement. Celui dont les œuvres sont excellentes, celles-ci se présentent à lui sous la forme d’un mulet ; pour d’autres leurs œuvres se métamorphosent en des ânes ; pour d’autres encore en des béliers qui tantôt les portent sur le dos, tantôt les renversent. Si chacun d’eux bénéficie de rayons de lumière, l’un placé devant lui et l’autre à sa droite, pour éclairer sa marche et son avance au milieu des ténèbres, conformément à la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « … Leur lumière se déplace devant eux et à leur droite », aucun ne dispose de lumière à sa gauche et doit affronter de ce côté une obscurité totale que nul regard ne peut pénétrer.

 

Tandis que les mécréants endurent mille angoisses et que les septiques sont la proie de leurs doutes face à cette obscurité totale, le croyant regarde la puissance et l’intensité de cette lumière et loue Dieu pour lui avoir donné une lumière qui le guide au milieu de ces ténèbres et qui se mette à sa disposition. Car Dieu dévoile au croyant, qui bénéficie de Ses faveurs et de Ses délices, les états des réprouvés qui endurent le châtiment afin qu’il perçoive clairement les voies qui mènent au succès et au profit. C’est ainsi que Dieu évoque la situation des gens du Paradis et de l’Enfer : « Il se leva et le vit dans les tourments du Feu infernal », « Quand leurs regards se tournent vers les habitants de l’Enfer, ils disent : O Seigneur ! Ne nous met pas avec les gens injustes ». Ceci parce qu’il y a quatre choses qui ne peuvent être appréciées à leur juste valeur que par quatre sortes d’individus : nul ne connaît la vraie valeur de la vie autant que les morts, nul ne connaît la vraie valeur de la jeunesse autant que les vieillards, nul ne connaît la vraie valeur de la richesse autant que les pauvres, nul ne connaît la vraie valeur de la santé autant que les malades.

 

Il y a également des hommes dont la lumière brille au-dessus de leurs pieds et à l’extrémité de leurs doigts. Chez d’autres, tantôt elle s’éteint tantôt elle brille. C’est dire qu’au moment de la Résurrection l’intensité de leur lumière est proportionnelle à la profondeur de leur foi, au même titre que la rapidité de leurs pas se mesure en fonction du poids de leurs œuvres.

 

Il est rapporté dans le Hadith authentique suivant qu’on a demandé à l’envoyé de Dieu – que Dieu lui accorde Grâce et Paix : « Comment serons-nous rassemblés au jour du Jugement, ô Envoyé de Dieu ! », et qu’il a répondu : « Vous serez par deux, cinq et même dix à la fois sur le même chameau ». La signification de ce Hadith, mais Dieu est le plus savant, c’est que Dieu accorde Sa miséricorde à des gens qui se retrouvent dans la Foi de l’Islam. De leurs, œuvres, Il leur crée un chameau qui leur sert de monture. Or, s’il en est ainsi, c’est que leurs bonnes œuvres sont insuffisantes, si bien qu’ils sont obligés de s’associer pour montrer ensemble le même chameau. Ils sont comme des gens en voyage, dont aucun d’eux n’a à lui seul les moyens de s’acheter une monture qui puisse le transporter. Alors deux ou trois hommes s’associent pour payer le prix de cette monture, l’achètent et s’en servent à tour de rôle pendant la route. Mais il peut arriver qu’ils se mettent à dix pour réaliser cela. Ainsi cette insuffisance d’œuvres signifie que leurs auteurs étaient avares de leur argent, c’est-à-dire qu’ils empêchaient qu’il soit dépensé pour de bonnes œuvres. Pourtant, à ces hommes dont les œuvres sont si peu de valeur, Dieu accorde la sûreté au cours de ce voyage. Aussi, ô lecteur, que Dieu te guide ! Agis de telle sorte que tes œuvres se transforment plus tard en un chameau pour toi seul. Sache que c’est là la commerce qui apporte le profit, car ceux qui craignent Dieu forment une seule troupe comme dit, le Majestueux – que Sa Majesté soit exaltée : « Le jour où nous rassemblerons ceux qui craignent Dieu en une seule troupe auprès du Miséricordieux ». De même, on rapporte dans un Hadith dit Gharib que l’Envoyé de Dieu – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – a dit un jour à ses Compagnons : « Il y eut autrefois un homme de Banu Isra’il qui accomplit beaucoup de bonnes œuvres au points qu’il sera avec vous lors de votre rassemblement pour le Jugement dernier ».


Ses Compagnons lui demandèrent : « Que faisait-il ? » Il répondit : « Ayant hérité de son père une grosse fortune, il a acheté une ferme qu’il affecta a l’usage des pauvres, se disant : « Ce sera ma ferme auprès de Dieu ». Il a également distribué des pièces d’or en grand nombre aux nécessiteux, se disant : « Avec cet argent j’achèterai des esclaves des deux sexes auprès de Dieu ». Il a aussi affranchi de nombreux esclaves, se disant : « Ce sont mes serviteurs auprès de Dieu ». Puis un jour, ayant croisé un homme aveugle qui tantôt marchait  tantôt tombait sur son visage, il lui acheta une bête pour lui servir de monture, se disant : « Ce sera ma bête sur laquelle je monterai auprès de Dieu ». Or, par celui qui détient mon âme ! Ajouta le Prophète, c’est comme si je la vois pendant qu’on l’amène, sellée et bridée, pour qu’il la monte à cette occasion.

 

Il importe de souligner à propos de cette Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Lequel est le mieux guidé, est-ce celui qui marche en titubant ou celui qui s’avance droit sur la bonne voie », que quelques commentateurs di Coran disent que ce verset est une parabole faite par Dieu sur le Rassemblement des croyants et des mécréants au Jour de la Résurrection, comme Dieu – qu’Il soit exalté – l’indique dans cet autre verset : « Nous pousserons par groupes entier les impies dans la Géhenne », ce qui revient à dire, selon ces commentateurs, qu’ils marchent en tombant sur leurs visages. Ce n’est pas la bonne interprétation, car le secret réside ici dans le fait qu’ils titubent à d’autres moments. Leur interprétation est loin d’être acceptable dans la mesure où Dieu – qu’Il soit exalté – parle des pieds dans un autre passage « … et leurs pieds en raison des actions qu’ils ont commises ».

 

Quant à cet autre passage du Coran où il est dit « aveugles, muets et sourds », ceci suggère une interprétation bien différente de celle proposée par ces mêmes commentateurs, en ce sens qu’ils négligent l’allusion sur laquelle nous attirons ton attention. D’ailleurs, n’as-tu pas remarqué que les Arabes usent de cette expression métaphorique et disent : « Un tel marche sur son visage, justement quand il titube ». Ainsi, la signification du dernier passage du Coran est la suivante : ils sont aveugles par rapport au halo de lumière qui brille devant les croyants et à la droite de ceux-ci. Mais ils ne peuvent être frappés de cécité totale puisqu’ils voient sans doute le ciel se fendre avec les nuages, les Anges descendre du ciel, les montagnes se déplacer, les étoile se disperser, bref ils voient toutes les horreurs du jour de la Résurrection, comme l’atteste la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté : « Ceci est-il enchantement, ou bien est-ce que vous ne voyez pas ? ». Donc la cécité au cours du jour de la Résurrection signifie être tombé dans les ténèbres et être privé de la vue de Dieu, le Généreux. En effet, ce jour-là, la lumière de Dieu – qu’Il soit glorifié et magnifié – irradie la terre blanche, mais leurs yeux sont entourés d’un voile obscur qui les empêche de voir tout cela. De même un sceau frappe leurs oreilles et les empêche d’entendre la Parole de Dieu – qu’Il soit exalté – et les Anges qui annoncent (aux bienheureux) : « …N’ayez aucune crainte aujourd’hui et ne vous chagrinez point », Entrez au Paradis, vous et vos épouses : vous y réjouirez ». Mais les impies sont également privés de la parole comme s’ils étaient muets. C’est ce qui est indiqué dans le passage du Coran suivant : « Ce jour-là ils ne pourront pas parler et n’auront pas la permission de présenter des excuses ». Or, lorsqu’une faculté fait défaut chez un homme, on le qualifie généralement comme incapable de disposer de puissance à cet égard. Ainsi, même si cette faculté existe en lui, il apparaît comme si elle n’existe pas à certains moments plutôt qu’à d’autres.

 

Il y a également des hommes qui paraissent sur la scène du Rassemblement accompagnés de leurs tentations du monde terrestre. Il y a par exemple ceux qui ont été séduits par des instruments de musique, comme le luth à qui ils sont consacrés tout leur temps. Quand l’in de ces hommes ressuscite et quitte sa tombe, il saisit son luth dans sa main droite et le jette en disant : « Loin de moi ! Tu m’as détourné du souvenir de Dieu ! » Mais le luth revient vers lui et lui dit : « Je suis ton compagnon jusqu’à ce que Dieu décide entre nous, car il est le meilleur des Juges ». De même, l’ivrogne ressuscite en homme ivre, le joueur de flûte en jouant de la flûte ; chacun ressuscite dans l’état qui l’a détourné de la voie de Dieu. C’est de qu’atteste le Hadith suivant rapporté dans les Recueils authentiques : « Le buveur de vin paraîtra lors du Rassemblement pour le Jugement, sa cruche pendue à son cou et sa coupe à la main. Il dégage l’odeur la plus infecte que puisse répandre un cadavre sur terre, et tout créature le maudit en passant près de lui ».


Les morts ressuscites également en portant sur eux les traces des injustices qui leur on été faites. Ainsi, il est dit dans un Hadith authentique que ceux qui ont été tués sur le chemin de Dieu paraissent au jour de la Résurrection avec le sang coulant de leurs blessures dont la couleur est celle du vrai sang mais dont l’odeur est celle du musc, jusqu’à ce qu’ils se trouvent devant Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié.

 

Alors les Anges font avancer les hommes par groupes et par bandes, chaque homme portant ce qui lui a été assigné. Ils se rassemblent tous au même endroit, humains, djinns, démons, bêtes féroces, animaux sauvages et oiseaux. Les Anges les déplacent vers une deuxième terre qui est une terre blanche en argent lumineux. Les Anges du ciel inférieur se placent derrière les hommes et les entourent pour former un premier cercle autour d’eux. On s’aperçoit alors que ces Anges sont dix fois plus nombreux que les habitants de la terre. Ensuite Dieu – qu’Il soit glorifié et magnifié – ordonne aux Anges du deuxième ciel de descendre et de former un seul cercle autour d’eux, et on s’aperçoit qu’ils sont vingt fois plus nombreux que ceux du premier cercle. Puis les Anges du troisième ciel descendent pour envelopper le tout, et on s’aperçoit qu’ils sont trente fois plus nombreux. Puis descendent les Anges du quatrième ciel pour envelopper le tout et former un cercle dont les éléments sont quarante fois plus nombreux. Puis descendent les Anges du cinquième ciel pour envelopper le tout et former un cercle dont les éléments sont cinquante fois plus nombreux. Puis descendent les Anges du sixième ciel pour envelopper le tout et former un cercle dont les éléments sont soixante dois plus nombreux. Ensuite descendent les Anges du septième ciel pour envelopper le tout et former un cercle dont les éléments sont soixante-dix fois plus nombreux.

 

Pendant tout ce temps, les hommes se pressent, se repoussent et se mêlent entre eux jusqu’à ce que le pied d’un homme se trouve au-dessus de mille autres pieds, tant la foule est compacte. Les gens sont plongés dans divers degrés de sueur : les uns jusqu’au menton, d’autres jusqu’à la poitrine, d’autres jusqu’à la gorge, d’autres jusqu’aux épaules, d’autres jusqu’aux genoux. Les uns transpirent légèrement comme s’ils étaient dans un hammam, d’autres sont plus trempés de sueur, comme un homme assoiffé lorsqu’il boit de l’eau. Ceux qui sont trempés de sueur sont ceux qui siègent dans des chaires ; ceux qui sont légèrement mouillés de sueur sont ceux qui occupent des trônes ; ceux qui ont de la sueur jusqu’à la cheville sont les hommes qui sont morts noyés. Les anges les rassurent en ces termes : « N’ayez aucune crainte aujourd’hui et ne vous chagrinez point ». Un homme versé dans la connaissance m’a indiqué d’ailleurs que ces gens sont les repentants comme Fudhayl Ibn ‘Iyadh et bien d’autres. En effet, nous avons comme preuve attestant cette règle générale la parole suivante du Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix : « Celui qui se repend de son péché, c’est comme s’il n’en avais pas ». Telles sont les trois catégories de gens : les uns sont trempés de sueur, les autres en sont seulement mouillés, les derniers en ont jusqu’à la cheville. Leur visage sera blanc tandis que celui des autres sera noir.

 

Comment dans toutes ces conditions n’y aurait-il pas d’angoisse, de sueur et d’insomnie puisque le soleil est si proche de leur tête au point qu’un homme qui tend le bras peut le toucher ? Surtout que sa chaleur est soixante-dix fois plus intense que d’habitude. De plus, un ancien pieux disait : « Si le soleil, tel qu’il sera un jour de la Résurrection, se montrait dans le monde terrestre, il brûlerait la terre, ferait fondre les roches et ferait s’assécher les fleuves ».

 

Pendant ce temps, les créatures s’agitent sur cette terre blanche que Dieu – qu’Il soit exalté – a mentionnée lorsqu’Il dit : « Le jour où la terre prendra une autre forme ainsi que les cieux, ils comparaîtront devant dieu, l’Unique, le Tout-Puissant ». Ainsi, au cours du Rassemblement, les hommes se divisent en diverses catégories. Les monarques des habitants de la terre sont semblables à de minuscules fourmis, comme le rapporte un récit traditionnel relatif à la situation des orgueilleux. A vrai dire, ils ne se transforment pas réellement en fourmis, mais à force d’être piétinés par la foule, ils sont devenus, dans leur abaissement et leur humiliation semblables à des fourmis.

 

Il y a aussi des hommes qui se désaltèrent avec une eau fraîche, douce et pure, car des petits garçons circulent au milieu de leurs parents et leur donnent à boire dans des coupes remplies aux fleuves du Paradis.


Un homme parmi les anciens pieux raconte avoir fait un songe dans lequel il assistait à l’avènement du jour de la Résurrection et se voyait pendant se Rassemblement comme en proie à la soif. Comme il y avait des petits garçons qui donnaient à boire aux gens, ils les appela en leur disant : « Donnez-moi une gorgée d’eau ».

 

L’un d’eux lui dit : « As-tu un fils parmi nous ? » L’homme répondit : « Non ». Le petit garçon lui dit alors : « Dans ce cas, non » ? C’est d’ailleurs là où apparaît le mérite du mariage. Pour ce qui est des conditions relatives à ces petits garçons distribuant de l’eau à leurs parents.

 

Il y a également des hommes au-dessus de la tête desquels se déploie une ombre qui les protège de la chaleur. Cette ombre les préserve grâce à leur charité distribuée pendant leurs vies antérieures. Ils ne cessent d’être ainsi protégés pendant mille ans jusqu’à ce qu’ils entendent le son de la Trompette, et qui fait partie des secrets que renferme le Coran. Devant l’intensité du son qu’elle dégage, les cœurs se mettent à trembler et les regards à s’abaisser par crainte et humilité. Les têtes des croyants et des mécréants se tournent dans sa direction, car ils croient qu’il s’agit d’un châtiment supplémentaire destiné à augmenter encore les horreurs du jour de la Résurrection. C’est alors qu’apparaît le Trône porté par huit Anges dont la longueur des pas équivaut à vingt mille années de marche. Pendant tout ce temps les cohortes d’Anges et les diverses espèces de nuées tumulte que nul intellect ne peut supporter, jusqu’à ce que le Trône prenne place sur cette terre blanche que Dieu – qu’Il soit exalté – a créé spécialement dans ce but. Alors toutes les têtes se baissent, les cœurs se resserrent, les âmes se dérobent, les créatures sont remplies d’épouvante, les prophètes sont terrifiés, les savants sont terrorisés, les saints et les martyrs sont effrayés. Ils sont tous effrayés devant le châtiment de Dieu que nul ne peut supporter.

DE L’ATTENTE ENTRE LES DEUX SONS DE TROMPETTE

Dimanche 25 novembre 2007

Il s’agit ici de la seconde mort dans la mesure où c’est la privation des sens intérieurs comme la mort corporelle est la privation des sens extérieurs. En effet, dans le premier cas, ce sont les corps qui sont les moteurs de l’action alors qu’ici les êtres ne prient pas, ne jeûnent pas et ne pratiquent aucune forme d’adoration. Dur reste, si Dieu faisait entrer un Ange dans un cadavre, il ne pourrait y résider, car il aurait tendance à se rattacher à son propre monde. Or l’âme est une substance simple : quand elle est unie au corps, celui-ci est assuré de vivre et de pouvoir agir.

 

Il reste que les opinions des gens divergent au sujet de la durée qui s’écoule entre les deux sons de Trompette. Pour la majorité d’entre eux cette durée est de quarante ans. Mais, celui dont je ne doute aucunement son savoir et de sa connaissance m’a dévoila que c’est une affaire que seul Dieu – qu’Il soit exalté – connaît, car elle relève des secrets divine. Il m’a indiqué également que l’exception est exclusivement réservée à Dieu – qu’Il soit glorifié et magnifié. Je me suis alors demandé que signifie cette parole du Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix : « Je serai le premier pour lequel la terre s’ouvrira au jour de la Résurrection et je trouverai mon frère Moïse agrippé au pied du Trône. Mais je ne sais pas s’il aura été ressuscité avant moi ou s’il fait partie de ceux qui bénéficient d’une exception accordée par Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié ? » A notre avis ce Hadith signifie qu’avant la Résurrection, les corps ne peuvent ressurgir, même dans le cas de Moïse, et que l’exception évoquée par l’Envoyé de Dieu – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – concerne le moment de l’épouvante. Car les créatures, lors du cri menaçant et de la grande épouvante, sont dans l’état que décrit Ka’b en s’adressant à ‘Omar Ibn al-Khatab – que Dieu soit satisfait de lui – au cours d’une assemblée où il a évoqué la gravité de la situation à ces moments précis : « O Ibn al-Khattab ! Même si tes œuvres étaient équivalentes à celles de soixante-dix prophètes, je crois que tu n’échapperais pas à ce jour, à moins que tu ne sois de ceux que Dieu a exemptés de l’horreur de l’épouvante et de l’anéantissement ». Ce sont les gens de la quatrième station et il ne fait pas de doute que Moïse en fait donc partie de l’accomplissement de l’ordre des choses. Du reste, si l’un d’eux y était, il répondrait quand Dieu demande : « A qui appartient aujourd’hui la Royauté ? », et il dirait : « a Toi, ô Dieu unique, Tout-Puissant ».

L’ETAT DU MONDE TERRESTRE A L’ARRIVEE DE L’HEURE ET APRES

Dimanche 25 novembre 2007

Lorsque Dieu – qu’il soit exalté – veut qu’intervienne l’Heure du jugement, avant le souffle dans la Trompette, alors que les montagnes s’envolent en éclats et se déplacent comme des nuages, les océans se mêlent entre eux, le soleil se contracte et devient comme une petite boule noire, les murs se réchauffent et deviennent comparables au monde de l’air, les divers mondes s’interpénètrent, les étoiles se dispersent telles les perles d’un collier dont on a brisé le fil, le ciel devient semblable à l’essence de rose et tourne comme une meule, la terre est soumise à un terrible séisme, tantôt elle se contracte, tantôt elle se déploie comme la peau tannée, jusqu’à ce que Dieu ordonne d’arracher les sphères célestes. Il ne reste plus alors sur les sept terres, dans les sept cieux et sous le Trône aucun être vivant dont l’âme soit préservée, même s’il s’agit d’êtres subtils (Malakout), car pour eux aussi leur esprit les quitte. La terre est vidée de tout ce qui la peuple et le ciel de ses diverses sortes d’habitants.

 

Dieu – que Sa majesté soit exaltée – se manifeste alors à l’univers. Il saisit les sept cieux dans sa main droite et les sept terres dans sa main gauche. Puis Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié – dit ceci : « O monde terrestre ! O monde vil ! Où sont tes seigneurs ? Où sont tes fidèles ? Tu les as séduits par tes attraits, tu les a distraits de leur vie future par ton éclat ! » Ensuite Il s’adresse les éloges qu’Il veut et se glorifie de Son existence éternelle, de Sa gloire éternelle, de Son royaume impérissable, de Sa puissance foudroyante et de Sa sagesse éblouissante. Puis Dieu – qu’Il soit exalté – dit : « … A qui appartient aujourd’hui la Royauté ? » ; Mais personne ne Lui répond, alors Il répond Lui-même et dit : « A dieu, l’Unique, le Tout-Puissant ». Puis Il accomplit un geste encore plus grandiose que le précédent : Il place les cieux sur l’in de Ses doigts et les terres sur un autre. Il les soulève puis Il – qu’Il soit glorifié – dit : « Je suis le Roi à qui on doit rendre les comptes. Où sont les adorateurs des idoles, ceux qui ont servi d’autres dieux que Moi, ceux qui M’ont adjoint des associés tout en se nourrissant de Mes dons ? Où sont ceux qui ont puisé dans Mes bienfaits et Mes faveurs la force de Me désobéir ? Où sont les dictateurs ? Où sont ceux qui se rengorgeaient d’orgueil et de fierté ? A qui appartient aujourd’hui la Royauté ? ». Il demeure ainsi – qu’Il soit glorifié et magnifié – aussi longtemps qu’Il le veut. Du Trône jusqu’au lieu de cette scène, il n’y a pas un souffle vital qui ne se rende compte de ce qu’il se passe. Car Dieu a frappé de surdité jusqu’aux Houris et aux enfants du Paradis. Ensuite Dieu – qu’Il soit glorifié et exalté – dévoile un puits dans l’Enfer (Sakar), d’où se dégage une immense flamme qui embrase les quatorze océans comme s’il s’agissait de laine cardée. Cette flamme fait disparaître jusqu’à la dernière goutte de mer et rend les terres entièrement noires et les cieux semblables à de l’huile bouillante et à de l’airain fondu ? Mais lorsque cette flamme s’aprrête à se lancer dans le ciel, Dieu réprime d’un seul coup le Feu qui s’apaise alors et ne se relève plus.


Puis dieu – qu’Il soit glorifié et exalté – ouvre l’un des trésors du Trône qui renferme l’océan de la vie, la terre en est arrosée et voici cette pluie semblable à la semence humaine qui rencontre une terre aride, morte et épuisée. Cette pluie la régénère et la ranime. Elle ne cesse de tomber sur la terre jusqu’à  ce qu’elle la recouvre totalement et qu’elle monte de quarante coudées au-dessus du sol. Alors les corps commencent à croître à partir du coccyx. En effet, il est rapporté dans les Hadith suivant : « L’homme commence à croître à partir de leur coccyx et c’est à partir de cet os qu’il régénère ». Dans une autre version il est dit : « La décomposition touche l’intégralité de l’homme à l’exception du coccyx d’où il commence à croître et d’où il régénère ». Il s’agit d’un os de la taille d’un pois, qui ne renferme point de moelle. C’est à partir de cet os que les corps se remettent à croître dans les tombes, tels des plantes, jusqu’à ce qu’ils se mêlent entre eux. On a ainsi la tête d’un homme qui se trouve sur l’épaule d’un autre, le bras de l’un sur le côté de l’autre, le bras de l’un sur le côté de l’autre, etc…, tant les gens sont nombreux. Tel est le sens de la Parole de Dieu – qu’Il soit magnifié et exalté : « Nous savons combien d’hommes la terre a engloutis. Et nous avons auprès de Nous un Livre (de compte) bien conservé (sourate Qaf, Verset 4) ».

 

Quant la croissance touche à son terme, de telle sorte que le jeune garçon, le vieillard un vieillard, l’adulte un adulte, le jeune homme un jeune homme et l’adolescent un adolescent, dieu, le Majestueux – que Sa majesté soit exaltée – ordonne à un vent contenant un feu doux de souffler de dessous le Trône. Ce vent dévoile ainsi la terre qui apparaît comme une surface où il n’y a ni courbure ni déformation ni élévation et où les montagnes sont réduites à l’état de poussière. C’est ce qui est rendu par l’expression coranique : Kathiban mahilan.

 

Ensuite Dieu – qu’Il soit glorifié et exalté – redonne la vie à l’Ange Israfil, et celui-ci souffle dans la Trompette en se tenant debout sur le rocher de Jérusalem. Cette Trompette est une corne de lumière, dotée de quatorze cercles comportant chacun autan de trous que la Création compte d’esprits. Les esprits de toutes les créatures sortent alors dans un bruit semblable au bourdonnement des abeilles et remplissent l’espace entre l’Orient et l’Occident. Ensuite, chaque âme réintègre son corps. Gloire à celui qui leur en donne l’inspiration ! Même les bêtes sauvages, les oiseaux et toute autre créature dotée du souffle vital sont du nombre. Et voilà que tous se conforment aux paroles suivantes de Dieu – qu’Il soit exalté : « … Alors on souffle une seconde fois dans la Trompette et ils sont tous là, debout dans l’attente », « Il n’y aura qu’un son unique et ils seront dans l’attente ». Ce son unique n’est autre que le cri menaçant, comme l’indique la Parole suivante de Dieu – qu’Il soit exalté : « Il n’y aura qu’un cri menaçant et ils apparaîtront tous sur la Sahira ». Or la Sahira désigne ici la terre entièrement plane. En effet, au moment de leur résurrection, toutes les créatures ouvrent les yeux sur des montagnes réduites en poussière, des océans vidés, une terre sans incurvation (‘Iwaj) ni élévation (Amat). Il faut savoir que le vocable Amat désigne tout ce qui s’élève comme par exemple une colline et que le mot ‘Iwaj désigne tout terrain en dépression comme par exemple une cavité ou une vallée. Ainsi, la terre est devenue entièrement plane comme un plateau nivelé. Or ces hommes ressuscités s’étonnent en voyant la Sahira. Chacun d’eux s’assoit sur sa tombe, absorbé dans la réflexion et la méditation, comme nous l’attente, le corps nu, l’esprit stupéfait et absorbé dans la réflexion et la méditation, comme nous l’explique la parole du Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – dans le hadith authentique suivant : « Au jour de la Résurrection, les hommes se rassembleront le corps nu et sans circoncision, sauf ceux qui sont morts en vrais croyants, loin de leur pays natal et qui n’ont pas été ensevelis dans leur linceul. Ceux-ci ressusciteront parés de vêtements provenant du Paradis ». Il en va de même pour les hommes tombés en martyr qui seront eux aussi revêtus d’habits provenant du Paradis. C’est le cas également des gens de la Communauté de Mohammad – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – qui sont scrupuleusement conformés à la Sounna, sans en rien négliger, ne serait-ce qu’un petit détail. En effet, l’Envoyé de Dieu – que Dieu lui accorde Grâce et Pais – a dit : « renforcez bien les linceuls de vos morts, car les gens de ma Communauté seront rassemblés pour le Jugement dernier dans leur linceul, tandis que les gens des autres communautés se présenteront nus ». Ce Hadith est rapporté par Abou Soufyan sous une forme de transmission dite Mousnad.


Le Prophète – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – a dit : « Le mort sera revêtu de ses vêtement quand il comparaîtra pour le Jugement ». On raconte également qu’entrant en agonie, un homme dit à ses proches : « Revêtez-moi de tel et tel vêtements », mais ils ne voulurent point respecter ses dernières volontés, et il mourut en ne portant que sa tunique intérieure. Quelques jours après sa mort, il apparut en songe, l’air triste. Comme on lui demanda : « Comment te portes-tu ? », il refusa de répondre à son interlocuteur et se contenta de dire : « Vous m’avez privé de mes vêtements, et c’est par votre faute que je devrai me présenter au Jugement dernier avec cette simple tunique pour tout vêtement ».

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